Grève à la RATP vendredi : "Quasiment pas de métros et de RER et beaucoup moins de bus que d'habitude"

La grève va être très suivie, estime sur franceinfo Thierry Babec, secrétaire général de l'UNSA-RATP.

Une rame de métro en train de circuler à Paris, le 11 février 2019.
Une rame de métro en train de circuler à Paris, le 11 février 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"On veut marquer un moment fort, exprimer nos attentes, qui sont plutôt des craintes : travailler plusieurs années plus pour une retraite moindre", déplore Thierry Babec, secrétaire général de l'UNSA-RATP, interrogé mercredi 11 septembre sur franceinfo, alors que l'UNSA, la CGT et Sud appellent à la grève à la RATP vendredi 13 septembre contre la réforme des retraites.

La mobilisation pourrait atteindre le niveau de celle de 2007

La grève va être très suivie, selon Thierry Babec. "Je pense qu'il n'y aura quasiment pas de métro et de RER et beaucoup moins de bus que d'habitude", affirme-t-il. Selon Thierry Babec, la mobilisation pourrait "s'approcher, sinon atteindre" celle de 2007. Cette année-là, la grève à la RATP avait été d'une ampleur inédite contre la réforme des retraites lancée par Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement prévoit notamment de modifier les régimes spéciaux, dont celui de la RATP. "La retraite à la RATP, c'est la seule compensation aux contraintes du service public. Ce qu'on pressent, c'est qu'on va nous laisser nos contraintes de service public car elles sont incontournables et qu'on n'aura plus de compensations", détaille le secrétaire général de l'UNSA-RATP.