Etudiant tchadien interpellé à Paris : le préfet de police porte plainte pour diffamation contre l'avocat Arié Alimi

Laurent Nuñez reproche à l'avocat des propos tenus après le classement sans suite de l'affaire concernant son client, Souleyman A., placé en garde à vue en marge d'un rassemblement contre la réforme des retraites.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Arié Alimi, lors de l'université d'été du NPA à Port Leucate, le 23 août 2021. (MARTIN NODA / HANS LUCAS)

Le préfet de police de Paris annonce déposer plainte pour diffamation contre l'avocat Arié Alimi, a appris mardi 18 avril franceinfo auprès de la préfecture de police de Paris, confirmant une information du Figaro. Arié Alimi défend un étudiant tchadien, Souleyman A., placé en garde à vue ce week-end avant de faire l'objet d'un classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée et libéré dimanche soir. L'étudiant avait été arrêté en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Souleyman avait été alors suspecté par des policiers d'avoir fait le guet pendant un incendie de poubelle vendredi soir à Paris.

>> La procédure est classée sans suite pour Souleyman, le manifestant agressé par des policiers de la Brav-M et qui avait été de nouveau interpellé

Laurent Nuñez reproche notamment à l'avocat ses propos tenus sur BFMTV lundi matin. Arié Alimi avait alors réagi au classement sans suite de l'affaire concernant Souleyman. "L'enquête et les éléments du dossier ont prouvé qu'il n'avait pas participé à ces faits. Les policiers, évidemment ont menti", a-t-il dit sur la chaîne d'info. Parallèlement, sur Twitter, l'avocat a écrit que "les policiers avaient menti. La préfecture avait menti. Les policiers ont-ils provoqué et participé à des incendies ? Est-ce une pratique courante sur instruction de la préfecture. Les vidéos parleront. A suivre".

Le mois dernier, Souleyman avait été la principale cible des propos menaçants et humiliants tenus par des policiers de la Brav-M et enregistrés à leur insu dans la nuit du 20 au 21 mars, qui ont donné lieu à l'ouverture de deux enquêtes, administrative et judiciaire.

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