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Renault, son allié japonais Nissan et Daimler envisagent un échange mutuel de participations symboliques

Deux sources proches de Renault ont confirmé vendredi à Reuters la tenue le 6 avril d'un conseil d'administration extraordinaire du groupe consacré à la coopération avec Daimler (actionnaire de la marque Mercedes).Une des sources a indiqué que le principe d'un échange de participation, inférieure à 10%, était acquis.
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Un modèle Class A de Mercedes

Deux sources proches de Renault ont confirmé vendredi à Reuters la tenue le 6 avril d'un conseil d'administration extraordinaire du groupe consacré à la coopération avec Daimler (actionnaire de la marque Mercedes).

Une des sources a indiqué que le principe d'un échange de participation, inférieure à 10%, était acquis.

Deux sources au fait du dossier ont déclaré de leur côté que l'allemand Daimler (Mercedes-Benz) souhaitait acquérir une participation limitée à environ 3% dans Renault.

Jeudi, le Financial Times rapportait que les discussions portaient sur un échange de parts "symbolique". Le journal économique japonais Nikkei a précisé vendredi que les négociateurs envisageaient des échanges de titres ou d'autres dispositions permettant d'éviter au maximum toute levée d'argent frais.

Pour Renault, la question du financement d'une entrée au capital de Daimler reste entière vu que la dette du constructeur au losange est notée dans la catégorie spéculative. De surcroît, la capitalisation boursière du groupe français pèse moins d'un tiers de celle de Daimler. Renault détient 44% de Nissan, qui possède en retour 15% de son partenaire français.

Aucun des trois constructeurs n'a fait de commentaire sur une opération dont le Figaro écrit qu'elle devrait être annoncée aux actionnaires de Daimler et de Renault lors des assemblées générales des deux sociétés, qui se tiendront respectivement le 14 et le 30 avril.

Des politiques de rapprochement

La mise en commun de projets est devenue un thème dominant de l'industrie automobile pour obtenir des synergies, accélérer le développement des modèles et accéder rapidement à de nouveaux marchés. La crise de 2008-2009 et les normes de plus en plus strictes en matière d'émissions polluantes, qui requièrent des investissements technologiques très lourds, ont accéléré le mouvement.

Le développement de voitures électriques, un partenariat sur les petites voitures ou un développement en commun des grosses cylindrées pourraient profiter d'un accord capitalistique.

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