Plan de relance : la déception des auto-entrepreneurs

Sont-ils les grands oubliés du plan de relance ? Hormis dans certains secteurs, les auto-entrepreneurs ne touchent plus aucune aide de l'Etat.  

France 2

Florence Faillat est zoothérapeute. Avec ses chiens, elle intervient auprès des personnes âgées ou handicapées. Aujourd’hui, elle peine à joindre les deux bouts. Elle a un temps bénéficié du fonds de solidarité, 1500 euros par mois, mais ne le touche plus depuis la fin du mois de juin. "Je fais un prêt familial pour m’en sortir, et je ne suis pas la seule. Il y en a qui ont du faire des prêts bancaires, on doit nourrir nos animaux, se nourrir, et on ne perçoit rien."

Une activité fortement réduite

En effet, depuis le 1e juillet, le fonds de solidarité a été restreint aux secteurs du tourisme, de la restauration, du sport, de la culture et de l’événementiel. Au sein même de ces secteurs, certains manquement sont toutefois à déplorer. Guillaume Favey, organisateur de voyages et séminaires pour les entreprises, ne le touche plus bien que son secteur d’activité soit concerné par le prolongement de la mesure. "Je n’y ai plus le droit car je ne rentre pas dans la case administrative." Depuis le début de la crise sanitaire, plus de 64% des auto-entrepreneurs ont une activité réduite au moins de moitié.

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