Mort de Jean-Pierre Elkabbach : un intervieweur aux invités prestigieux

Publié
Durée de la vidéo : 2 min
Jean-Pierre Elkabbach a interviewé tous les grands de ce monde, tous les présidents français depuis Charles De Gaulle. Et la série d'entretiens que François Mitterrand lui a accordés à la fin de son mandat est sans doute l'une de ses plus belles réussites.
Mort de Jean-Pierre Elkabbach : un intervieweur aux invités prestigieux Jean-Pierre Elkabbach a interviewé tous les grands de ce monde, tous les présidents français depuis Charles De Gaulle. Et la série d'entretiens que François Mitterrand lui a accordés à la fin de son mandat est sans doute l'une de ses plus belles réussites. (France 2)
Article rédigé par France 2 - J. Wittenberg, A. Chopin, J. Boulesteix, L. Bleuzen
France Télévisions
France 2
Jean-Pierre Elkabbach a interviewé tous les grands de ce monde, tous les présidents français depuis Charles de Gaulle. Et la série d'entretiens que François Mitterrand lui a accordé à la fin de son mandat est sans doute l'une de ses plus belles réussites.

C'est un François Mitterrand malade, qui va bientôt quitter le pouvoir, que Jean-Pierre Elkabbach interviewe ce soir-là. Un livre vient de dévoiler son rôle à l'époque du régime de Vichy. Le journaliste le questionne sur son amitié avec René Bousquet, artisan de la rafle du ld’Hiv. Ainsi fonctionnait Jean-Pierre Elkabbach : respectueux du pouvoir, trop selon certains, mais incisif. Quand il interviewe Jean-Bédel Bokassa, on lui reproche d’être la voix de Valéry Giscard-d'Estaing, éclaboussé deux ans plus tard par l’affaire des diamants. Il est interrogé en douceur.  

Un mélange de courtoisie et de déférence 

Que ce soit avec Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy dont il est réputé proche, la méthode Elkabbach est toujours la même. Il avait une déférence dans le but d’hypnotiser sa proie et l’amener sur son territoire de chasse selon le journaliste Christophe Barbier. Il avait un mélange de courtoisie, de déférence parfois et d’impertinence. Iallait chercher ce qu’on n’avait pas forcément envie de lui dire, témoigne l’ancien président François Hollande. Son carnet d’adresses dépasse les frontières. Le 10 mai 1981, Jean-Pierre Elkabbach annonce la victoire de François Mitterrand, puis voit son nom hué place de la Bastille. Il croyait sa carrière terminée. Elle allait encore durer 40 ans.  

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.