Grève au "JDD" : le mouvement est reconduit de 24 heures, jusqu'à mercredi

Les équipes de l'hebdomadaire doivent rencontrer mercredi Geoffroy Lejeune pour la première fois.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
La rédaction du "JDD" lors d'une soirée de soutien organisée par Reporters sans Frontières au théâtre La Scène Libre, à Paris, le 27 juin 2023. (ANTOINE MERMET / HANS LUCAS / AFP)

C'est sans précédent dans l'histoire du journal. La rédaction du JDD a voté à la quasi-unanimité la reconduite de la grève jusqu'à mercredi, pour son 12e jour consécutif, a annoncé mardi 4 juillet sa société des journalistes (SDJ). Les équipes, qui dénoncent la nomination à la tête de l'hebdomadaire du journaliste marqué à l'extrême droite Geoffroy Lejeune, doivent le rencontrer pour la première fois mercredi. Elles se réuniront le même jour pour décider de reconduire ou non ce mouvement débuté le 22 juin.

Au total, 97% des votants se sont exprimés pour la poursuite de la grève (89 pour, trois contre, six abstentions).

Deux dimanches sans parution

Le communiqué de la SDJ ne précise pas si le journal paraîtra ou non dimanche. Voilà deux dimanches consécutifs qu'il n'a pas paru. La précédente grève en 2016 avait touché un seul dimanche. La rédaction du JDD demande toujours à la direction de Lagardère News, propriétaire de l'hebdomadaire, de "renoncer à la nomination de Geoffroy Lejeune" et d'"offrir à la rédaction des garanties d'indépendance juridique et éditoriale".

Nombre d'observateurs voient dans l'arrivée de Geoffroy Lejeune à la tête du journal, très suivi par les milieux politiques et économiques, la main du milliardaire Vincent Bolloré, aux opinions réputées ultraconservatrices. Ce dernier pilote le groupe Vivendi, mastodonte des médias en France, qui compte dans son giron le groupe Canal+ et ses chaînes C8 et CNews, ainsi que Prisma, premier groupe de presse magazine, et le groupe d'édition Editis.

La nomination de Geoffroy Lejeune est survenue juste après le feu vert donné sous conditions par la Commission européenne à Vivendi pour absorber Lagardère, groupe auquel appartiennent également Paris Match, Europe 1 et le leader de l'édition, Hachette.

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