Colère à RTL et Europe 1 après les propos de Fleur Pellerin sur France Inter

"Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL", a déclaré la ministre de la Culture et de la Communication lors d'une interview accordée à la radio publique.

Fleur Pellerin, le 4 mars 2015 à Paris. 
Fleur Pellerin, le 4 mars 2015 à Paris.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)

La sortie de Fleur Pellerin hérisse les concurrents de France Inter. Alors que la grève à Radio France est entrée dans son 19e jour, la ministre de la Culture et de la Communication a plaidé pour le maintien de la "singularité du service public".

Jusqu'ici, rien de polémique. Mais Fleur Pellerin s'est ensuite lancée dans une comparaison qui n'a pas manqué de froisser les radios généralistes privées : "Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL", a-t-elle répondu à un auditeur qui l'interrogeait sur sa vision "philosophique et politique" pour Radio France. "Malgré tout le respect que j'ai pour RTL ou pour Europe 1, il y a une mission spécifique de décryptage de l'information, d'accès à la culture" attribuée au service public, a-t-elle expliqué.

FRANCE INTER

Des propos immédiatement dénoncés sur Twitter par les grandes voix de ces stations. Jean-Michel Aphatie, journaliste politique à RTL, a ainsi rappelé que sa radio avait aussi une mission de décryptage de l'information, et "qu'elle ne coûte pas un euro à l'Etat"

Thomas Sotto, qui anime la matinale sur Europe 1 a invité la ministre à écouter sa radio, précisant qu'elle serait "abasourdie d'y trouver ET de l'information ET du décryptage".

Toujours à Europe 1, Michel Grossiord, qui présente les journaux de la matinale, s'est interrogé avec humour sur ce qui avait été glissé dans le café de la ministre avant cette interview.