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Les autorités britanniques du nucléaire ont reporté leur autorisation de principe de la technologie EPR

Elles ont décidé d'attendre que les leçons soient tirées des événements du Japon pour donner une autorisation de principe à la technologie des réacteurs de nouvelles génération proposée par les français Areva et EDF.Cette autorisation concerne aussi le réacteur AP100 de l'américain Westinghouse (groupe Toshiba).
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La centrale nucléaire de Sellafield, dans le nord de l'Angleterre (archives, 2002) (AFP / Odd Andersen)

Elles ont décidé d'attendre que les leçons soient tirées des événements du Japon pour donner une autorisation de principe à la technologie des réacteurs de nouvelles génération proposée par les français Areva et EDF.

Cette autorisation concerne aussi le réacteur AP100 de l'américain Westinghouse (groupe Toshiba).

Elle était attendue en juin mais elle ne pourra intervenir qu'après la remise, en septembre, d'un rapport commandé par le gouvernement à un responsable du superviseur britannique du nucléaier, Mike Weightman.

La Direction de la santé et de la sécurité (HSE) et l'Agence de l'environnement ont expliqué qu'elles avaient "besoin de temps supplémentaire" pour se prononcer sur l'EPR et l'AP1000 et finaliser leurs recommandations.

Le report permettra de "s'assurer que les modèles des réacteurs proposés prennent en compte toutes les leçons devant être tirées des événements au Japon", ont-elles ajouté.

De nombreux projets de centrales
EDF, allié avec le groupe britannique Centrica, est sur les rangs pour construire au moins deux nouvelles centrales EPR au Royaume-Uni.

Plusieurs groupes européens sont en lice pour construire cinq nouvelles centrales au Royaume-Uni, comprenant au moins 10 réacteurs pour un marché total de 30 milliards de livres (34 milliards d'euros).

EDF est notamment en compétition avec les groupes allemands EON et RWE, qui n'ont pas encore arrêté leur choix entre l'EPR d'Areva et l'AP1000 de Westinghouse.

Le Royaume-Uni compte actuellement 10 centrales et 19 réacteurs nucléaires en activité, qui assurent près d'un cinquième de la production nationale d'électricité.

Après la catastrophe de la centrale japonaise de Fukushima, Londres a réitéré sa confiance en l'atome civil. Mais le ministre de l'Energie britannique Chris Huhne a estimé nécessaire de répondre aux inquiétudes de l'opinion.

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