Inflation : la Croix-Rouge se dit "très frappée par la hausse de la facture énergétique"

Le président de la Croix-Rouge, Marc Vannesson, évalue sur France Inter ce déficit à 25 millions d'euros qui "ne sont pas compensés par les boucliers énergétiques".
Article rédigé par France Info
Radio France
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Des bénévoles de la Croix-Rouge distribuent de l'eau à Toulouse (Haute-Garonne), en juin 2022. Photo d'illustration. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"On est très frappé par la hausse de la facture énergétique", se désole vendredi 8 septembre sur France Inter Marc Vannesson, directeur des programmes de la Croix-Rouge française. Après les Restos du Cœur, c'est au tour de l'association la Croix-Rouge de tirer la sonnette d'alarme sur les difficultés financières rencontrées en raison de l'inflation. Marc Vannesson estime que "25 millions d'euros ne sont pas compensés par les boucliers énergétiques". Cela contraint la Croix-Rouge à "réduire le panier moyen qu'[elle] donne aux personnes" en difficulté dans le cadre de l'aide alimentaire.

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Face à cette situation, la Croix-Rouge s'est "tournée vers les entreprises et les pouvoirs publics" pour lui "venir en aide" et l'aider "à accomplir [sa] mission au service des plus fragiles". Son directeur des programmes considère que la réponse apportée "n'est pas suffisante", sans entrer toutefois dans les détails.

Marc Vannesson évoque par ailleurs le cas des applications anti-gaspillage alimentaire "comme TooGoodToGo". Si ces applications permettent aux citoyens d'acheter des produits invendus à moindre coût, elles entraînent des difficultés pour les associations comme la Croix-Rouge. "On récupère moins de produits invendus pour les distribuer aux personnes fragiles", déplore Marc Vannesson. Le directeur des programmes de la Croix-Rouge explique que son association a donc "besoin de plus d'argent pour pouvoir acheter des biens qu'[elle] redistribue".

Une "baisse" des petits dons

La Croix-Rouge salue toutefois les dons effectués par les "Français qui restent généreux malgré l'inflation". Selon Marc Vannesson, "les volumes des dons restent à peu près stables, même si les plus petits dons baissent, ce qui montre que les Français les plus en difficulté ont moins la possibilité de donner". Il note toutefois que la Croix-Rouge a davantage "de bénévoles en ce moment". Il y voit une bonne nouvelle, car l'association "en a besoin pour venir en aide sur l'aide sociale, mais aussi sur le secourisme". "Notamment dans la perspective des Jeux olympiques, on a l'obligation de former massivement les Français au secourisme", ajoute le directeur des programmes de la Croix-Rouge.

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