À Rouen, des robes de mariée d'occasion pour faire face à l'inflation

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Secoué par la crise sanitaire, le secteur du mariage est de nouveau à la hausse. Ce sont 250 000 unions qui sont prévues pour l'année 2022.
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Article rédigé par
Diego Caparros - franceinfo
France Télévisions

Secoué un temps par la crise sanitaire, le secteur du mariage est actuellement de nouveau à la hausse. Ce sont 250 000 unions qui sont prévues pour l'année 2022. Mais face aux prix qui augmentent, comment prévoir sa cérémonie sans se ruiner ? En Normandie, le salon du mariage de Rouen propose des robes de seconde main. #IlsOntLaSolution

La Normandie a connu une baisse de ses mariages de 37% entre 2019 et 2020. Mais cette période de creux semble aujourd'hui dépassée, au niveau local comme national. "L'effet Covid nous a beaucoup recentrés sur le cocon familial, cela a donné un rebond sur les mariages", détaille un commerçant. Seulement le secteur doit actuellement faire face à l'inflation, et par extension, à la hausse du prix des robes de mariées, qui ont grimpé de 10 à 20% en moyenne selon les marques.

Face à l'augmentation du prix des matières premières et de l'énergie, le marché de la seconde main se développe, ici au salon du mariage de Rouen. "Que ce soit les dentelles ou les tissus, le prix des matières premières des robes de mariées a augmenté au niveau des fournisseurs. On s'est aperçu que les budgets de nos clientes n'étaient pas en adéquation avec cette hausse, c'est pour cela que l'on a eu l'idée de la seconde main", explique Bertrand Ricoeur, gérant de l'enseigne "Il était une fois". Une initiative qui trouve de bons retours chez les principales concernées : "Ça fait moins de déchets, moins de choses qui sont fabriquées pour une seule occasion. Quand on regarde, elles paraissent neuves."

Une inflation qui fragilise aussi les traiteurs

En 2022, le coût moyen d'un mariage est de 13 700 euros, soit une hausse de 10% par rapport à l'année 2021. Une situation délicate qui touche également les traiteurs, nombreux à compter sur les mariages pour se développer. Ces derniers doivent se positionner sur des tarifs de prestations plusieurs mois à l'avance. "On travaille d'une année sur l'autre. Les gens qui viennent nous voir veulent fixer un budget sans avoir de surprises, explique un traiteur. "Aujourd'hui, quand on a donné un prix pour 2024, on ne sait pas où l'on va." 

Pour pallier cette escalade des prix, le marché de l'occasion et de la seconde main pourrait bien être l'une des solutions adoptées pour les 300 000 unions prévues en  2023.

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