VIDEO. Indre-et-Loire : les salariés de Tupperware réclament un meilleur plan social

Après des années fastes, le roi de la vente à domicile peine à écouler ses boîtes en plastique. Pour gagner en compétitivité, le groupe américain a décidé de fermer son usine de Tours.

France 2

L'usine Tupperware à Tours (Indre-et-Loire) fermera ses portes le 1er mars. Les 235 salariés ont démarré une grève, mercredi 3 janvier. La décision de fermeture est tombée en octobre dernier. Les syndicats réclament un meilleur plan social, des formations plus longues et de meilleures primes de licenciement. 

"On se sent abandonné"

Après des années fastes, le roi de la vente à domicile peine à écouler ses boîtes en plastique. En plus du site à Tours, le groupe possède trois autres usines en Europe, au Portugal, en Grèce et en Belgique.  Un outil de production en surcapacité de 45 % selon la direction. Pour gagner en compétitivité, le groupe américain sacrifie donc son usine française.

Employée depuis 13 ans dans l'entreprise, Marie-Line Proust est anéantie : "Nous, on est en couple dans la société, donc c'est notre famille qui s'en va à la flotte, on se sent abandonné". Une autre salariée, en pleurs, exprime elle aussi son ras-le-bol : "On se fiche de nous, ce qu'ils veulent, c'est donner le minimum, c'est toujours pareil, il n'y en a que pour les gros et nous on est des moins-que-rien". Une nouvelle réunion de négociations est prévue jeudi.

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Le site de production Tupperware à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), le 27 août 2013.
Le site de production Tupperware à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), le 27 août 2013. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)