Cet article date de plus de trois ans.

Intervention des CRS dans un centre de tri de déchets du Val-de-Marne : "Nos militants ne sont pas des terroristes", proteste la CGT

Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT services publics, a estimé, mardi sur franceinfo, que l'intervention des forces de l'ordre lors du blocage de la déchetterie à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) par des salariés signifie que "le gouvernement considère aujourd'hui qu'il est en guerre avec les travailleurs".

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La déchetterie Syctom-Tiru, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 9 juin 2012. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

"Le gouvernement, actuellement, est en train de faire le choix de la répression", a estimé Baptiste Talbot, mardi 3 avril sur franceinfo, alors que les forces de l'ordre sont intervenues, mardi matin, à la déchetterie Syctom-Tiru, à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, actuellement bloquée par les éboueurs en grève. Le secrétaire général de la CGT services publics a déclaré que "les militants de la CGT ne sont pas des terroristes".

On nous envoie des policiers équipés d'armes de guerre, aujourd'hui, face à des grévistes !

Baptiste Talbot

à franceinfo

"Ce matin, on nous a envoyé les forces de l'ordre, expliqué Baptiste Talbot, présent sur place. Il y avait même des policiers avec des armes lourdes, des armes de guerre." "Visiblement, le gouvernement considère aujourd'hui qu'il est en guerre avec les travailleurs", a insisté le syndicaliste.

La déchetterie Syctom-Tiru est le plus gros centre d'incinération de déchets d'Europe. Plusieurs actions ont été menées dans différents centres de tri en Île-de-France. À la mi-journée, le centre de tri d'Ivry-sur-Seine était toujours occupé par les grévistes. La CGT a appelé à un mouvement de grève illimité pour réclamer un "service public national" des déchets, ainsi que la reconnaissance de la pénibilité du travail dans ce secteur.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Grève

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.