DIRECT. Journée de mobilisation nationale : 131 000 personnes ont manifesté en France, d'après le ministre de l'Intérieur

Des perturbations sont également constatées dans les transports et dans certains services publics comme Pôle emploi.

Des enseignants manifestent à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 mars 2019.
Des enseignants manifestent à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 mars 2019. (BORIS HORVAT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Plus de 130 000 personnes ont manifesté mardi 19 mars, a affirmé Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, devant la commission des lois du Sénat. La CGT a recensé de son côté quelque 350 000 manifestants. La CGT et FO, rejointes par les syndicats Solidaires, FSU, Unef et UNL, avaient lancé un vaste appel à la grève pour "amplifier le mouvement social" et essayer d'exister entre les "gilets jaunes" et le grand débat.

Des cortèges dans toute la France. A Paris, 17 500 manifestants ont été recensés dans le cadre d'un comptage pour les médias, quand la CGT en a compté 50 000. Plusieurs milliers de manifestants se sont mobilisés en Seine-Maritime, dont 2 000 à Rouen et près de 3 000 au Havre, selon France Bleu Normandie. En Haute-Vienne, 3 000 personnes ont manifesté à Limoges, selon les syndicats cités par France Bleu Limousin.

 24% des enseignants du primaire en grève. C'est ce qu'a annoncé le ministère de l'Education nationale à la mi-journée. Les syndicats prévoyaient une mobilisation plus importante : ils anticipaient, dans le primaire, un chiffre de quatre professeurs en grève sur 10. Dans le secondaire, 8,85% des enseignants sont en grève, poursuit le ministère.

De nombreuses revendications. Entre 130 et 150 manifestations étaient prévues sur le territoire, selon la CGT, afin de "gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GREVE

20h10 : A l'heure du dîner, on prend le temps de résumer les principaux titres du soir :

• Les manifestations organisées notamment par la CGT et FO ont réuni 131 000 personnes dans les rues, selon le ministère de l'Intérieur, contre 350 000 selon les organisateurs. Voici le détail région par région.

Le cardinal Philippe Barbarin a annoncé qu'il allait se mettre en retrait de ses activités au diocèse de Lyon, malgré le refus du pape François d'accepter sa démission. Il a dit envisager un temps de silence "dans un monastère".

• Premier bilan pour la "prime de fin d'année". Le gouvernement a annoncé que deux millions de salariés avaient bénéficié, de la part de leur employeur, de cette prime exceptionnelle défiscalisée annoncée par Emmanuel Macron en décembre.

• La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a annoncé qu'une plainte allait être déposée contre Brigitte Bardot, qui a accusé les Réunionnais de "barbarie sur les animaux" et d'avoir "gardé leurs gênes de sauvages".

19h19 : @anonyme : Nous avions publié un article sur les méthodes de comptage du cabinet Occurrence en mai dernier, à l'occasion de la "Fête à Macron". Je vous invite à le lire ici.

19h17 : Pouvez-vous nous informer sur le comptage de l’organisme indépendant ?Il y a toujours une exagération de la part des syndicats et une différence énorme avec le chiffre du ministère de l’intérieur ! Merci pour votre info

19h06 : Dans la capitale, la manifestation s'est déroulée sans incident, selon l'article de notre envoyé spécial Raphaël Ebenstein. "Le gouvernement détruit les salaires moyens, les gens qui travaillent tous les jours", a déploré un manifestant, salarié dans l'aéronautique.

19h04 : Principale motivation de Pierre Friedelmeyer pour faire grève : la création des établissements publics des savoirs fondamentaux, où les enseignants de primaire auraient "un supérieur hiérarchique qui serait le principal de collège", "qui nous empêcherait de développer la pédagogie telle qu'on la voit nous".

19h00 : Pierre Friedelmeyer, enseignant en maternelle à Strasbourg, était l'un des participants à la grève. Ce membre du syndicat majoritaire Snuipp-FSU explique en vidéo à notre journaliste Valentine Pasquesoone pourquoi il s'est mobilisé.




18h54 : Pour retrouver le détail des mobilisations région par région, voici notre article dédié, réalisé avec le réseau France Bleu. Sachez par exemple qu'il y avait environ 17 500 manifestants à Paris, 3 700 à Nantes ou encore 3 000 à Limoges et au Havre.

18h50 : De son côté, la CGT a dénombré 350 000 personnes dans les rues à l'occasion de cette journée de mobilisation à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef et UNL.

18h42 : Le ministère de l'Intérieur annonce avoir recensé 131 000 manifestants dans toute la France.

18h38 : Le rectorat de Toulouse a été bloqué, une partie de la matinée, par des enseignants participant à la journée de grève interprofessionnelle. Certains de ces manifestants ont été délogés à coup de gaz lacrymogène. France 3 Occitanie vous en dit plus.

18h00 : Il est 18 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé un peu partout en France pour réclamer davantage de pouvoir d'achat et défendre les services publics lors d'une journée d'action CGT-FO, marquée aussi par une grève bien suivie dans les écoles.

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé la "fermeté" du gouvernement pour les prochaines mobilisations de "gilets jaunes", assurant que "dès samedi prochain (...) s'il le faut, nous interpellerons massivement".

Le cardinal Barbarin a annoncé dans un communiqué que le pape François avait refusé sa démission mais qu'il avait tout de même décidé de se "mettre en retrait pour quelque temps".

• Des milliers d'étudiants ont une nouvelle fois manifesté aujourd'hui dans les rues d'Alger, pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika. Il a confirmé hier qu'il prolongerait son 4e mandat au-delà de son terme prévu initialement le 28 avril.

16h14 : 17 500 manifestants défilent à Paris, selon le comptage du cabinet Occurrence pour les médias. Ils sont 50 000, selon la CGT.

16h01 : Plus de 150 cortèges étaient annoncés pour la journée de mobilisation à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef et UNL. Parmi les revendications, une augmentation des salaires et des minima sociaux, le maintien du système de retraite, le maintien des services publics ou encore la justice fiscale. Voici un point sur la mobilisation, région par région.

15h56 : Toulouse, Nantes, Amiens, Valence... Fonctionnaires et salariés du privé défilent dans plusieurs villes en ce moment même, comme en témoignent les journalistes de France Bleu sur place.

15h16 : Plusieurs milliers de personnes défilent depuis 14 heures à Paris, après plusieurs manifestations dans d'autres villes dans la matinée. Il y a aussi du monde à Bordeaux, comme on peut le voir sur la deuxième photo.


(PHILIPPE LOPEZ / AFP)




(MEHDI FEDOUACH / AFP)

14h00 : Il est 14 heures, voici un nouveau point sur l'actu :

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commencé à se rassembler un peu partout en France pour réclamer davantage de pouvoir d'achat et défendre les services publics. Selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, 24% des enseignants du premier degré sont en grève aujourd'hui.

Après le limogeage du préfet de police, le patron de la sécurité publique parisienne, Frédéric Dupuch, est à son tour démis de ses fonctions. L'exécutif a aussi décidé de mettre fin aux fonctions de Pierre Gaudin, l'actuel directeur de cabinet du préfet de police. Ces départs devraient être officialisés dans les prochains jours.

L'enquête sur les attaques à Utrecht (Pays-Bas) avance. La piste terroriste est étudiée "sérieusement", ont annoncé le parquet et la police locale. Les enquêteurs précisent n'avoir trouvé "aucun lien" entre l'auteur des tirs et les victimes. Franceinfo vous en dit plus ici.

13h49 : Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commencé à se rassembler un peu partout en France pour réclamer davantage de pouvoir d'achat et défendre les services publics. A Paris, les manifestants ont commencé à défiler depuis le boulevard Saint-Michel.


(PHILIPPE LOPEZ / AFP)

13h10 : Si vous circulez aujourd'hui dans Paris, sachez que la préfecture de police de Paris a prévu des restrictions de circulation en raison de la manifestation prévue dans le cadre de la journée de mobilisation à l'appel de plusieurs syndicats.

12h47 : Des manifestants défilent dans une rue de Marseille (Bouches-du-Rhône), pour protester contre la politique de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale.

Des manifestants défilent dans une rue de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 19 mars 2019, pour protester contre la politique de Jean-Michel Blanquer, ministre de l\'Education nationale.
(BORIS HORVAT / AFP)

12h34 : Au total, 16% des enseignants, premier et second degré confondus, sont en grève à l'occasion de cette journée de mobilisation nationale interprofessionnelle. Mais le mouvement est plus suivi dans les écoles maternelles et élémentaires.

12h30 : Selon les chiffres du ministère de l'Education nationale, 24% des enseignants du premier degré sont en grève aujourd'hui.

12h13 : Rappelons les principales informations de ce mardi :

• Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, appellent à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle aujourd'hui. Une manifestation partira à 13 heures à Paris. Voici un résumé des perturbations attendues, notamment dans les écoles primaires.

• Une lettre découverte dans la voiture du principal suspect, arrêté hier, de la fusillade qui a fait au moins trois morts, pousse les enquêteurs à considérer "sérieusement" la piste terroriste.

• Après les violences de samedi, Edouard Philippe a annoncé hier de possibles interdictions de manifestations "dans les quartiers les plus touchés" et le remplacement du préfet de police de Paris. Ce matin, le ministre de l'Intérieur a expliqué que "des consignes de moins utiliser les LBD" avaient été données aux forces de l'ordre sans l'accord de l'exécutif.

10h44 : En attendant les manifestations, cette journée de grève nationale est déjà émaillée d'actions. Ainsi, des enseignants ont bloqué le rectorat de Toulouse ce matin, et certains ont posté des photos. Selon des images d'un internaute présent, ils ont été délogés par la police. Merci à @anonyme d'avoir transmis l'information.

10h09 : Philippe Martinez, qui sera en tête du cortège de la manifestation prévue à Paris à 13 heures, a estimé qu'Agnès Buzyn, qui a suggéré dimanche de repousser l'âge de départ à la retraite, était "complètement en dehors des réalités du monde du travail".

10h09 : "Il y a un problème de salaire dans notre pays, quand je dis salaire ce sont aussi évidemment les pensions pour les retraités et les minima sociaux. Nous devenons un pays de bas salaires. On peut travailler et ne pas se loger, ne pas manger à sa faim, c'est quand même quelque chose qui est inadmissible".

Invité de franceinfo, ce matin, Philippe Martinez a explicité les raisons pour lesquelles son syndicat, la CGT, avait appelé à une journée de grève nationale ce mardi. Il demande au gouvernement d'augmenter le montant du smic de 20%.

09h16 : Faisons le point sur les principales infos de cette journée.

• Après les violences de samedi, Edouard Philippe a annoncé hier de possibles interdictions de manifestations "dans les quartiers les plus touchés" et le remplacement du préfet de police de Paris. Ce matin, le secrétaire d'Etat Laurent Nunez a affirmé que des "consignes de retenue" avaient été données aux forces de l'ordre sans l'accord du gouvernement.

• Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, appellent à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle aujourd'hui. Voici un résumé des perturbations attendues, notamment dans les écoles primaires.

• Une fusillade a fait au moins trois morts et le suspect a été arrêté. Le Premier ministre néerlandais a expliqué qu'il pouvait s'agir d'un acte terroriste, mais qu'on ne pouvait "exclure" aucun motif, notamment celui d'une dispute familiale.

• Le président du Mozambique a dit redouter un bilan de plus de "1 000 morts" après le passage en fin de semaine dernière du cyclone Idai, qui a aussi frappé le Zimbabwe. Le bilan officiel est pour l'instant de 182 morts dans les deux pays.

08h46 : Bonjour chers lecteurs. Pour préciser, le sondage Odoxa sur la grève de ce mardi était réalisé sur un échantillon de 1 004 Français représentatifs de la population. Il leur était demandé s'ils trouvaient justifié ou non l'appel à une grève pour "l'augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l'égalité femmes-hommes et un véritable droit à l'éducation et à la formation". 35% trouvaient cet appel "tout à fait justifié", 38% "plutôt justifié" (additionnés, cela fait 73% d'avis favorables), contre 16% qui le trouvaient "plutôt pas justifié" et 11% "pas du tout justifié". Vous trouverez tous les détails sur le site d'Odoxa.

08h46 : Je ne sais pas où vous trouvez ces 73% mais j'ai de gros doutes et tout mon entourage aussi.

08h44 : Quelle grève ? Pourquoi ? Par qui ? La CGT ? Personne ne le sait. Et pourtant les gens vous répondent. Votre sondage me paraît bien louche.

08h20 : Selon un sondage Odoxa publié, notamment, par France Inter, 73% des Français interrogés estiment que le mouvement de grève de ce mardi est "justifié".

08h16 : "Nous ne voulons pas être spectateurs, ni caution de décisions qui pourraient être prises en matière sociale à l'issue du grand débat", explique Yves Veyrier, secrétaire général de FO, pour justifier cet appel à la grève. Cette mobilisation interprofessionnelle est l'occasion de s'exprimer sur de nombreux sujets. Ainsi, les enseignants du primaire "se sont saisis de cette journée pour protester contre l'orientation de la politique éducative", explique la secrétaire générale du syndicat Snuipp-FSU.

08h27 : Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, appellent à une grève nationale aujourd'hui. Le secrétaire général de FO Yves Veyrier disait hier avoir de "très bons échos de la mobilisation". Nous avons résumé les perturbations que pourrait engendrer ce mouvement . Dans les écoles primaires, 4 professeurs sur 10 sont annoncés absents. En revanche, les transports ne devraient pas être touchés.

07h53 : A Paris, une manifestation partira du boulevard Saint-Michel en direction du Champ-de-Mars à partir de 13 heures.

06h41 : Cette journée de grève est lancée à l'initiative de la CGT et de FO, qui espèrent revenir au premier plan après avoir refusé de participer au grand débat, et avoir été éclipsés par un mouvement des "gilets jaunes" né en marge des syndicats. Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Unef (étudiants) et UNL (lycéens), ainsi que le Parti communiste, ont également appelé à participer à la mobilisation.

06h43 : La mobilisation pour cette journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle devrait notamment être forte dans l'enseignement primaire : le principal syndicat, le Snuipp-FSU, s'attend à ce que quatre professeurs des écoles sur dix ne fassent pas classe. Dans les transports, le trafic sera en revanche normal à la SNCF et quasi normal à la RATP, selon les directions des deux entreprises. Dans l'ensemble, le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, dit avoir de "très bons échos de la mobilisation".

06h39 : Bonjour @anonyme. Comment le disent les animatrices et animateurs de franceinfo ce matin, "l'antenne de franceinfo est perturbée par un mouvement social". Plusieurs syndicats dont la CGT et FO ont appelé à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle ce mardi. Une partie des programmes de la radio franceinfo restent assurés : vous pouvez écouter le journal en ce moment même.

06h39 : Bonjour. J'essaie de vous écouter mais ce matin il n'y a que de la bonne musique. Êtes-vous en grève ?

07h49 : Revenons tout d'abord sur les principales informations de ces dernières heures :

• Après les violences de samedi, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé de possibles interdictions de manifestations "dans les quartiers les plus touchés" et le remplacement du préfet de police de Paris.

• Plusieurs syndicats dont la CGT et FO appellent à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle aujourd'hui, qui touchera de nombreux domaines dans le public comme le privé. A Paris, une manifestation aura lieu à 13 heures.

• Une fusillade a fait au moins trois morts et le suspect, dont les motivations restent méconnues, a été arrêté. "Un acte de terrorisme est une attaque contre notre société tolérante et ouverte", a condamné le Premier ministre néerlandais.

• Le président du Mozambique a dit redouter un bilan de plus de "1 000 morts" après le passage en fin de semaine dernière du cyclone Idai, qui a aussi frappé le Zimbabwe. Le bilan officiel est pour l'instant de 182 morts dans les deux pays.