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General Electric donne à Alstom jusqu'au 23 juin pour étudier son offre, "à la demande du gouvernement"

L'américain, candidat au rachat des activités énergie d'Alstom, a annoncé jeudi accorder un délai de trois semaines supplémentaires pour l'examen de son offre.

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France Télévisions
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La façade du siège du groupe français Alstom à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 27 avril 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)

C'est un geste envers le gouvernement français. Le conglomérat industriel américain General Electric (GE), qui cherche à racheter la branche énergie du groupe français Alstom, annonce jeudi 22 avoir prolongé son offre jusqu'au 23 juin "à la demande du gouvernement français". Le délai courait jusqu'ici jusqu'au 2 juin.

"Nous avons pris cette décision pour permettre d'approfondir les discussions constructives, que nous avons actuellement avec le gouvernement", précise le groupe américain. Selon Le Figaro, qui a rapporté l'information, ces trois semaines supplémentaires vont notamment permettre de mener des négociations plus approfondies sur les activités d'Alstom jugées les plus stratégiques et sensibles par le gouvernement français. "Il s'agit des métiers du 'grid' [réseaux haute tension], de l'hydroélectricité, de l'éolien offshore ou encore de fabrication des turbines conventionnelles destinées aux centrales nucléaires", écrit le site du quotidien.

Le "plan C" du gouvernement

"Alstom accueille favorablement l'initiative de GE", a réagi le groupe français dans un communiqué.

GE a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour la branche énergie d'Alstom mais le gouvernement français pèse de tout son poids dans le dossier. Le groupe allemand Siemens s'est invité dans les discussions avec le soutien de Paris et Berlin, et pourrait déposer prochainement une offre concurrente.

Cette annonce survient alors que le gouvernement a indiqué jeudi qu'il étudiait une solution avec des capitaux français, privés et éventuellement publics, pour renforcer Alstom au cas où aucun accord ne serait trouvé avec General Electric ou Siemens. "Le plan A c'est GE, le plan B c'est Siemens, le plan C c'est une solution 'maison France'. Public, privé, ou privé, peut-être pas public, je ne sais pas. Nous y travaillons", a ainsi fait savoir le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg. 

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