Cet article date de plus de neuf ans.

Les immatriculations de voitures neuves dégringolent

Leur nombre a baissé de 23,5% pour le mois de mars, confirmant le recul des mois précédents. Renault et Peugeot sont particulièrement touchés.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un parking de l'usine PSA Peugeot Citroën de Rennes, en février 2011.  (DAMIEN MEYER / AFP)

La dégringolade des ventes de voitures se poursuit. En février, le nombre d'immatriculations de voitures neuves plongeaient de 20,2%. En mars, la chute est de 23,5% en données brutes. Elle est évaluée, sur l'ensemble du trimestre, à 21,7% par le Comité des constructeurs français d'automobiles, lundi 2 avril.

Les constructeurs français sont particulièrement affectés par cette baisse : PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes plonger de 33,2% en mars (-30,3% au premier trimestre) et le groupe Renault (incluant la marque Dacia) de 29,8% (-30,2% sur le trimestre). Le mois dernier, 197 033 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés dans l'Hexagone.

Les titres Renault et Peugeot en baisse

Ces mauvais chiffres s'expliquent en partie par un comparatif 2011 défavorable. A la même période, la prime à la casse dopait encore les ventes. Les commandes pouvaient être livrées jusqu'au 31 mars 2011. En décembre 2011 et en janvier 2012, le marché s'était déjà contracté respectivement de 17,8% et de 20,7%.

Quoi qu'il en soit, à la mi-journée, les titres Renault (-1,83%) et PSA Peugeot Citroën (-2,61%) accusent les plus fortes baisses de l'indice CAC 40.

"Ce repli est spectaculaire, mais il était attendu, commente Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile. On pense néanmoins que l'essentiel de la baisse de l'année a été réalisée au premier trimestre et que le scénario des deux millions de véhicules sur l'année reste d'actualité au vu des prises de commandes et des nouveaux modèles qui arrivent." Le CCFA a maintenu lui aussi son estimation d'une baisse de 10% environ du marché automobile français en 2012.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.