Le PDG d'Orange Stéphane Richard, sur le départ, va recevoir une indemnité de près d'un demi-million d'euros

"Le conseil d'administration a décidé d'accorder cette rémunération exceptionnelle à Stéphane Richard pour avoir piloté et suivi pendant plusieurs mois (...) un processus rigoureux de sélection de la future directrice générale et du futur président non exécutif", a expliqué le groupe à l'AFP, vendredi.

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Stéphane Richard, le PDG d'Orange, lors du congrès mondiale du mobile, à Barcelone, le 28 juin 2021. (PAU BARRENA / AFP)

Son mandat arrivait initialement à son terme mi-2022. Annoncé sur le départ avant fin janvier après sa condamnation dans l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais, le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a obtenu une "indemnité exceptionnelle brute" de 475 000 euros pour être finalement resté jusqu'au terme initial de son mandat. 

"Le conseil d'administration a décidé d'accorder cette rémunération exceptionnelle à Stéphane Richard pour avoir piloté et suivi pendant plusieurs mois (...) un processus rigoureux de sélection de la future directrice générale et du futur président non exécutif", a expliqué le groupe à l'AFP, vendredi 1er avril. "Il a prolongé plusieurs fois son mandat afin d'assurer la bonne gouvernance du groupe pendant cette phase de transition et il accompagnera l'arrivée de la nouvelle directrice générale jusqu'à l'assemblée générale le 19 mai", a-t-il poursuivi.

"Aucun mécanisme contractuel pour son départ"

L'indemnité, accordée en février, correspond à la moitié de la rémunération fixe annuelle du dirigeant. Il bénéficiera également de ses rémunérations fixes et variables calculées au prorata du temps passé dans l'entreprise en 2022, a confirmé Orange, qui rappelle que son patron ne "bénéficie d'aucun mécanisme contractuel pour son départ", comme une assurance-chômage ou une retraite.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait prévenu en 2018 qu'en cas de condamnation, Stéphane Richard devrait remettre son mandat, alors que le géant français des télécoms a pour premier actionnaire l'Etat, qui détient plus de 20% du capital de l'entreprise. Mais Stéphane Richard a finalement joué les prolongations. Une première fois fixé au plus tard au 31 janvier, son départ en tant que directeur général a finalement été repoussé au 4 avril jusqu'à l'arrivée de Christel Heydemann, nommée fin janvier. Il restera en outre président non exécutif jusqu'à l'assemblée générale du 19 mai, soit le terme initial de son mandat.

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