Cet article date de plus d'un an.

Crise énergétique : panique dans les copropriétés face au prix du gaz

Publié
Crise énergétique : panique dans les copropriétés face au prix du gaz -
Crise énergétique : panique dans les copropriétés face au prix du gaz Crise énergétique : panique dans les copropriétés face au prix du gaz - (franceinfo)
Article rédigé par franceinfo - D. Brignand, C. Marchand, P. Feretti
France Télévisions

Les copropriétaires s'inquiètent de l'augmentation des prix du gaz. Dans une résidence de la ville de Nice, les 94 copropriétaires pourraient devoir payer entre 684 000 et un million d'euros cet hiver.

C'est une journée chargée qui attend ces deux propriétaires. Dans leur vaste résidence, ils partent faire du porte-à-porte. Il y a urgence, l'hiver arrive. Le contrat avec le fournisseur de gaz est arrivé à terme. Des devis ont été réalisés à des prix très élevés. Cette famille vient de les recevoir, leur facture s'annonce salée : "7 669 euros de quote-part pour une année de chauffage. Je me suis dit que ça n’était pas possible qu’on paye un prix comme ça. Dans un premier temps, j’ai pensé que le gouvernement allait forcément faire quelque chose, et [...] on n'a aucune réponse". Étage après étage, ces deux propriétaires proposent une solution radicale : couper le chauffage. Mais il faut arriver à convaincre.    

Un bouclier tarifaire mais des frais à avancer  

En plein cœur de Nice (Alpes-Maritimes), cette résidence est composée de 94 copropriétaires. Voici les devis pour le chauffage au gaz : de 684 000 euros à plus d'un million. Et pour l'année prochaine, ils ne savent pas combien ils pourraient percevoir, car le bouclier tarifaire correspondant à cet hiver ne leur sera versé qu’à l’été prochain. Ils devront donc faire l'avance. En hiver, sans chauffage collectif, une famille a anticipé le problème. Ils vont investir dans des radiateurs électriques. Quant à la résidence, va-t-elle couper le gaz ? La question sera tranchée lors d'une assemblée générale extraordinaire au mois d'octobre.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.