Crise énergétique : la consommation d'électricité continue de baisser en France, -5,8% sur une semaine

Le gestionnaire du réseau s'est dit confiant vendredi sur le fait que le réseau tiendrait pour la fin de l'année, mais a prévu des risques de tensions plus élevés en janvier.

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France Télévisions
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Un thermostat de chauffage est réglé (photo d'illustration),  09 mars 2022.  (MARCUS BRANDT / DPA / AFP)

Nouvelle semaine, même constat. La tendance à la baisse de la consommation d'électricité en France se maintient, avec un recul de 5,8% la semaine dernière par rapport à la moyenne des années précédentes (2014-2019), selon des données publiées mardi 22 novembre par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français.

Cette diminution est légèrement plus forte que la semaine précédente où la consommation d'électricité était en recul de 5,4% sur une semaine, ce qui permet à la baisse sur les quatre dernières semaines de se maintenir à -6,5% de moyenne par rapport à la période 2014-2019.

Le secteur industriel en première ligne

"L'effet baissier se situe toujours à un niveau proche de celui constaté au cours du mois d'octobre", constate RTE. Selon le gestionnaire du réseau, la baisse "est largement concentrée dans le secteur industriel, dans un contexte de hausse des prix de l'énergie". Cet effet, dans le secteur résidentiel et tertiaire "existe", souligne RTE, "mais est plus réduit et plus difficile à caractériser finement au cours des dernières semaines [présence de vacances scolaires et de jours fériés]."

Des risques de tensions en janvier

Entre le 13 et le 20 novembre, la consommation a oscillé entre 48,7 et 58,7 GW/jour. Dans un contexte de crise énergétique, RTE a mis en place un suivi hebdomadaire de la consommation d'électricité en France métropolitaine.

Les données publiées ont été "alignées sur les températures normales pour la période" et sont indépendantes des valeurs exceptionnellement douces relevées dans l'Hexagone aux mois d'octobre et de novembre.

RTE s'est dit confiant vendredi sur le fait que le réseau tiendrait pour la fin de l'année mais a prévu des risques de tensions plus élevés en janvier, en raison du redémarrage plus lent que prévu de réacteurs nucléaires d'EDF.

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