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Crise énergétique : cours supprimés, stages décalés, chauffage baissé... Étudiants et universités se préparent à un hiver difficile

Alors que l'université de Strasbourg annonce sa fermeture deux semaines supplémentaires cet hiver pour faire baisser sa facture d'énergie, d'autres établissements prennent d'autres mesures, moins drastiques.

Article rédigé par France Info - Willy Moreau
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Une personne change la température de son radiateur à Lille, le 3 février 2012. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

L'université de Strasbourg va fermer ses portes deux semaines supplémentaires cet hiver pour faire face à l'augmentation des prix de l'énergie. Les vacances de Noël vont ainsi être rallongées d'une semaine début janvier et les étudiants auront une semaine de cours en visio au mois de février. Ailleurs en France, d'autres universités ont également décidé de réduire la voilure pour faire baisser la facture.

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Ces établissements n'iront pas jusqu'à la fermeture comme à Strasbourg, mais certains ont déjà suspendu des cours, notamment à Lille. D'autres ont opté pour du distanciel ou ont prévu d'abaisser la température du chauffage. À Rouen, il a pu être envisagé d'avancer la période de stage des étudiants à cet hiver, pour limiter les cours en présentiel à cette période de l'année ; la direction confie cependant que ce n'est pas à l'ordre du jour.

Des étudiants coincés dans leurs appartements mal chauffés

Les remontées auprès du syndicat de l'enseignement supérieur Snesup-FSU sont de plus en plus nombreuses. "On ne peut pas accepter que les étudiants se voient interdire le campus alors que leurs conditions de logement en plein hiver ne sont pas satisfaisantes et sont souvent dramatiques", déplore Pascal Maillard, responsable académique Snesup-FSU à Strasbourg. Favorable à une réduction de la dépense énergétique des universités, par exemple "en réduisant le chauffage dans les grands espaces et les couloirs", le syndicat demande une consultation du personnel.

Le Snesup-FSU craint un apprentissage de moins bonne qualité avec des cours parfois en pointillé, une inquiétude partagée par les étudiants. Des associations dénoncent par exemple le retour de la visio, très mal vécue par certains pendant les confinements successifs - surtout quand la connexion internet est défaillante. Mais les universités, elles, doivent gérer un budget de plus en plus serré. Entre 2 et 7 millions d'euros de surcoût estimé pour l'énergie cette année. Au moment même où elles doivent prendre en charge la hausse du point d'indice des fonctionnaires.

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