PSA : les salariés devront-ils renoncer aux 35 heures ?

En Haute-Saône, à Vesoul, le groupe PSA a proposé à ses salariés de travailler 30 minutes de plus par jour pour un salaire de 12 minutes afin de permettre au site de rester compétitif.

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FRANCE 2

PSA mettra-t-il fin au 35 heures sur son site de Vesoul, en Haute-Saône ? Un projet d'accord en ce sens vient tout juste d'être remis aux syndicats. Cet accord prévoit de passer de 35 heures à 37 heures et 45 minutes par semaine, soit une augmentation de 7,8% du temps de travail, contre une hausse de salaire de 2,8%. Cette contrepartie est suffisante pour certains, insuffisante pour d'autres. "S'il faut faire l'effort pour garder son emploi et rester sur le bassin de Vesoul, je suis prêt à le faire", témoigne un salarié.

Bientôt une généralité pour PSA ?

Le site de Vesoul est particulier pour PSA. Ici, les pièces détachées sont stockées et distribuées partout en Europe. Pour la direction, il s'agit de rester compétitif face à des géants comme Amazon. L'argument est valable pour le syndicat majoritaire, prêt à négocier avec la direction pour éviter à tout prix la fermeture du site. La CGT, elle, parle de chantage et craint que le groupe ne veuille augmenter le temps de travail de ses salariés dans toute la France. Ce type d'accord a été rendu possible par la dernière loi travail, la direction espère une signature d'ici un mois. 

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Un employé du constructeur automobile PSA travaillant sur la Peugeot 3008, dans une usine à Mulhouse, en octobre 2017.
Un employé du constructeur automobile PSA travaillant sur la Peugeot 3008, dans une usine à Mulhouse, en octobre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)