Européennes : le projet de LREM " est responsable de la casse du service public, tonne Benoît Hamon (Génération.s)

Benoît Hamon est l'invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 28 mars. Fondateur du mouvement Génération.s dont il est tête de liste pour les européennes de mai et conseiller régional d'Ile-de-France, il revient sur le remaniement et sur les réformes gouvernementales.

France 2

Trois ministres ont quitté le gouvernement mercredi 27 mars, Nathalie Loiseau, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi. Les deux secrétaires d'Etat souhaitent mener la bataille pour les municipales à Paris en 2020. "Le remaniement gouvernemental est totalement périphérique. Madame Loiseau porte le projet politique des libéraux et je le combattrai parce qu'il me semble qu'aujourd'hui ce projet est celui qui est responsable de la casse du service public, de la mise en concurrence des systèmes de protection sociale et que tant que l'on poursuivra cette politique-là, on aura de plus en plus d'antieuropéens", explique Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s dont il est tête de liste pour les européennes du 26mai, sur le plateau des 4 Vérités de France 2, jeudi 28 mars. 

Journée de solidarité des grandes fortunes 

Un rapport sur la dépendance est remis aujourd'hui, le gouvernement cherche dix milliards d'euros d'économies. Parmi les pistes de financement, l'exécutif songe au rallongement de la durée légale de travail ou au rallongement de la durée de cotisation. "J'ai une proposition à faire : on avait fait une journée de solidarité de tous les citoyens pour financer les retraites, pourquoi, au nom de la redistribution, on ne ferait pas une journée de solidarité des plus grandes fortunes ? On les mettrait spécifiquement à contribution parce qu'il y a là l'intérêt général", propose Benoît Hamon.

Le gouvernement avance également une réforme de la fonction publique afin de faciliter le recours aux contractuels et la mobilité. "Tout continue comme avant, il y a des demandes de service public parce que des gares, des maternités et des hôpitaux ferment, il y a moins de centres d'accueil de personnes âgées dépendantes en maladie d'Alzheimer. Et on va continuer à fermer des services publics, on va supprimer 120 000 emplois de fonctionnaires, est-ce que c'est respecter ce moment de débat voulu par le président que de continuer sur la réforme des retraites ?", conclut le conseiller régional d'Ile-de-France.

Le leader de Génération·s, Benoît Hamon, lors d\'un meeting au Cirque d\'hiver, à Paris, le 6 décembre 2018.
Le leader de Génération·s, Benoît Hamon, lors d'un meeting au Cirque d'hiver, à Paris, le 6 décembre 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)