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Les salariés prêts à tout pour éviter un plan social ?

Selon un sondage publié lundi, une majorité d'entre eux pourraient renoncer aux 35 heures, accepter un gel des salaires et des périodes de chômage partiel.

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Selon un sondage publié le 12 novembre 2012, 61% des salariés pensent qu'ils seront un jour au chômage. (ALAIN JOCARD / AFP)

PLANS SOCIAUX – Tout sauf un plan social. Une majorité de salariés seraient prêts à renoncer aux 35 heures (64%), accepter un gel des salaires (59%) ou des périodes de chômage partiel (54%) pour éviter un plan social dans leur entreprise, selon un sondage Ipsos pour le Cesi (groupe de formation continue) publié lundi 12 novembre en partenariat avec Le Figaro.

En revanche, seule une minorité (32%) accepterait de voir légèrement diminuer son salaire, selon ce 5e baromètre de l'Observatoire social de l'entreprise, dont un volet est cette année consacré au thème "chômage et employabilité dans un contexte de crise". 

La peur du chômage avant tout

Cette enquête montre que la peur du chômage est forte chez les salariés : 61% pensent qu'ils seront un jour dans cette situation au cours de leur carrière et 27% jugent importante la probabilité de perdre leur emploi dans les deux ans. Cette crainte est renforcée par le fait que 7 salariés sur 10 (69%) pensent qu'il leur serait plutôt difficile de retrouver un emploi (les plus de 50 ans et ouvriers surtout).

S'ils se retrouvaient au chômage, 82% des salariés accepteraient d'être formés à un métier différent, 67% seraient prêts à prendre un emploi similaire mais un peu moins rémunéré et 47% envisageraient de déménager pour un emploi.

Le baromètre montre également un pessimisme accru des chefs d'entreprise, dont 43% anticipent une baisse d'activité dans les 6 mois (+14 points par rapport au précédent sondage fin 2011). Un sur cinq (19%) juge "probable" un plan social dans les prochains mois.

Ce sondage a été effectué du 11 au 25 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 salariés du secteur privé (interrogés par internet) et de 400 chefs d'entreprise (sondés par téléphone).

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