Des singes travaillant à la récolte des noix ce coco

Les produits à base de noix de coco sont à la mode en occident. Tout au bout de la chaîne de production, on trouve un primate : le macaque à queue de cochon, une espèce classée « vulnérable »

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Brut.

Ces dernières années, la consommation de produits à base de noix de coco, comme l’huile ou l’eau de coco, est à la mode en occident. Mise en avant pour ses vertus curatives et promulguée par des stars de la musique ou du cinéma, la noix de coco n’a jamais été aussi populaire. En Thaïlande ou aux Philippines, où 95% de la production est assurée par des petits producteurs, ils sont nombreux à confier la récolte à des singes spécialement dressés pour la cueillette : les macaques à queue de cochon.

Une espèce vulnérable, dressée pour un rendement maximal

« Ce n'est pas si difficile d'entraîner un singe. La clé est d'être patient. Les humains et les singes sont très différents. Nous ne pouvons pas leur expliquer les choses en utilisant des mots mais nous pouvons être patient et les entraîner graduellement à faire certaines choses. Si nous répétons suffisamment ce processus, nous réussissons, » explique Somjai Sarko, l’une des dresseuses s’occupant des primates.

Le macaque à queue de cochon a été classé comme espèce vulnérable. Cependant, pour servir à la récolte, les bébés sont arrachés à leur environnement et entraînés dans des écoles spécialisées.

La demande en constante augmentation banalise cette pratique, où chaque singe travaille jusqu’à neuf heures par jour sans interruption, pour un rendement de 1000 noix cueillies chaque jour.

Aujourd’hui, l’industrie de la noix de coco pèse plus de 2,2 milliards de dollars à travers le monde.

Des singes travaillant à la récolte des noix ce coco.
Des singes travaillant à la récolte des noix ce coco. (Brut.)