"Il a toujours été un combattant pour l’abolition de la peine de mort", réagit Robert Badinter après la mort de Jacques Chirac

Robert Badinter, ancien garde des Sceaux sous François Mitterrand, a rendu hommage à Jacques Chirac, sur franceinfo. Il a salué son rôle important dans l'abolition de la peine capitale en France.

Robert Badinter chez lui à Paris, le 19 avril 2018 
Robert Badinter chez lui à Paris, le 19 avril 2018  (JOEL SAGET / AFP)

Après la mort de Jacques Chirac, jeudi 26 septembre 2019 à l’âge de 86 ans, Robert Badinter, ancien garde des Sceaux sous François Mitterrand, lui a rendu hommage sur franceinfo, soulignant "son rôle important dans le combat pour l’abolition de la peine de mort."

"Il a voté, avec quelques jeunes RPR de l’époque, l’abolition de la peine de mort, ce qui n’était pas le cas de la majorité. On lui doit la constitutionnalisation de l’abolition de la peine de mort".  Pour l’ancien garde des Sceaux, "il a fait un geste politique important, car pour lui, il ne suffisait pas d’inscrire l’abolition dans la loi, il voulait que l’abolition soit inscrite dans la Constitution."

"C’était un acte politiquement important" 

Robert Badinter est revenu également sur le discours prononcé par Jacques Chirac sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vél d’Hiv, estimant que "d’un point de vue historique, c’était un moment important."

"Ce qui compte c’est que Jacques Chirac, que rien ne prédisposait à être en faveur de l’abolition de la peine de mort et surtout pas son intérêt politique dans la France de l’époque, a toujours été un combattant de l’abolition de la peine de mort et un combattant pour l’abolition universelle de la peine de mort. C’était un acte politiquement important dans la mesure où, dicté par ses convictions morales, il était en désaccord avec un grand nombre de ses partisans politiques", a souligné Robert Badinter.