Paris : de faux employés de la mairie dérobent des œuvres du street artiste Invader

Contactée par franceinfo, la mairie de Paris "confirme que la ville n'a pas demandé le retrait de ces œuvres".

Un \"Space Invaders\" dans les rues de Paris, le 14 mai 2017.
Un "Space Invaders" dans les rues de Paris, le 14 mai 2017. (PIERRE GAUTHERON / HANS LUCAS / AFP)

Ils sont partout dans Paris, collés sur les murs de la capitale : les Space Invaders. Mais ces œuvres en mosaïque, réalisées par le street artiste français Invader, sont en voie de disparition. La raison ? Des vols à répétition. Depuis plusieurs jours, deux hommes ont été repérés en train de décoller les petits extraterrestes, en plein jour et au milieu de la rue. Une dizaine d'œuvres auraient déjà disparu.

Leur mode opératoire est simple : ils enfilent des gilets jaunes, puis l'un d'entre eux monte sur une échelle pour décoller les Space Invaders tandis que son complice reste en bas pour indiquer aux passants qu'ils sont employés par la mairie de Paris. Une fois la mosaïque décollée, ils filent tous les deux en Mercedes, rapporte Le Parisien. Contactée par franceinfo, la mairie de Paris "confirme que la ville n'a pas demandé le retrait de ces œuvres". 

"Ces vols, c'est un problème"

Sur Twitter, les internautes se sont rapidement émus de ce pillage dans les rues de Paris. Plusieurs photos des deux hommes en train de décoller les œuvres ont été publiées. "Ces vols, c’est un problème, a aussi regretté le maire du 13e arrondissement de Paris, Jérôme Coumet, interrogé par Le Parisien. D’ailleurs, boulevard Saint-Germain, au niveau d’Odéon, une copropriété, fière d’avoir sur son mur une mosaïque de l’artiste, l’a protégée en y mettant un verre antivol !"

En 2013 déjà, deux personnes avaient été surprises, munies d'une échelle et de divers outils, dans le 3e arrondissement de Paris en train de desceller l'une de ses fameuses mosaïques. Franck Slama, alias Invader, avait porté plainte, leur demandant 18 000 euros de dommages et intérêts et la publication d'un communiqué judiciaire. Selon lui, ses œuvres étaient arrachées pour être revendues, notamment sur internet. Les juges avaient finalement relaxé les deux prévenus et débouté Invader.