Bourgogne : des vignerons pourraient perdre l'appellation d'origine contrôlée

Les viticulteurs de Bourgogne sont en colère. Plusieurs communes pourraient être exclues de l'appellation d'origine contrôlée. Des discussions sont en cours, mais ce serait une perte considérable pour les vignerons concernés. Ils sont plusieurs à avoir interpellé le ministre de l'Agriculture.

FRANCE 2

Sur les collines dijonnaises, des vignes pourraient perdre l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Bourgogne, pour prendre le nom de coteaux bourguignons, moins rentable selon un viticulteur. "Concrètement, ça peut diviser le prix de la bouteille finale par deux", explique Manuel Olivier. L'AOC Bourgogne a été créée en 1937, mais le travail de délimitation des communes n'a jamais été achevé. Résultat, 64 communes bourguignonnes pourraient perdre l'appellation.

Deux identités distinctes

À l'inverse, de nombreuses communes du Beaujolais pourraient produire sous l'AOC Bourgogne. Une gageure pour un vigneron bourguignon. "Il faut au moins que les vignerons de Bourgogne restent en Bourgogne, et qu'on ne dise pas à quelqu'un de Chablis (Yonne) ou de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or), qu'ils n'en font plus partie. On a deux identités, on peut dire 'Vive le Beaujolais' et 'Vive la Bourgogne', mais attention à ne pas faire du Bourgogne dans le Beaujolais", explique-t-il. Les viticulteurs mécontents se rendront devant le siège de l'institut en charge des AOC le 6 février, date à laquelle la décision sera rendue.

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Les vignobles de la cave Georges Roumier et le château du Clos Vougeot (arrière-plan) à Chambolle-Musigny, en Bourgogne, le 4 septembre 2017.
Les vignobles de la cave Georges Roumier et le château du Clos Vougeot (arrière-plan) à Chambolle-Musigny, en Bourgogne, le 4 septembre 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)