François Hollande annonce un "plan massif de formation des demandeurs d'emploi" et de "nouvelles aides à l'embauche" pour les PME

Après avoir évoqué l'horreur des attentats qu'a subi la France, le président a martelé que le chômage restait sa "première priorité" à l'occasion de ses vœux présidentiels.  

Le président François Hollande a présenté ses vœux aux Français, le 31 décembre 2015.
Le président François Hollande a présenté ses vœux aux Français, le 31 décembre 2015. (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)

A l'occasion de ses vœux 2016 "qui ne ressemblent à aucun de ceux qui l'ont précédé", François Hollande est revenu sur l'année 2015 marquée par les attaques terroristes qui ont ensanglanté la France. Mais le président a également martelé que sa "première priorité" restait le chômage et que le pays vivait "un état d'urgence économique et social". Il a annoncé "un plan massif de formation" pour 500 000 demandeurs d'emploi supplémentaires qui "seront accompagnées vers les métiers de demain".

Le président a également annoncé de nouvelles aides à l'embauche dans les PME, "dès le début de la nouvelle année" car "chacun sait que c'est dans les PME que les emplois se créent".

Former la jeunesse, "un devoir sacré"

Ces annonces interviennent alors que, malgré un petit répit en novembre, le chômage reste à un niveau record, avec 3,57 millions de personnes sans aucune activité. En octobre, lors de la conférence sociale, François Hollande avait annoncé le renouvellement en 2016 d'un plan de formations prioritaires à destination de 150 000 chômeurs. Il a donc décidé de voir plus grand.

En outre, "les filières de l'apprentissage seront largement ouvertes", a-t-il promis, fixant "l'objectif qu'aucun apprenti ne soit sans employeur et qu'aucun employeur ne demeure sans apprenti. Tout jeune doit être en formation ou en emploi, quelle qu'en soit la forme", a-t-il insisté, en appelant à un "devoir sacré".

Le chef de l'Etat a rappelé aussi que le gouvernement avait plusieurs textes en préparation pour "simplifier le Code du travail, instaurer une nouvelle Sécurité sociale professionnelle et saisir les opportunités économiques offertes par la révolution numérique".