Airbus : la retraite dorée de Tom Enders fait polémique

Le président d'Airbus Tom Enders va partir à la retraite dans une semaine avec la promesse de toucher 36 millions d'euros. Une somme qui fait jaser jusqu'au ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

France 3

En plein débat sur la justice fiscale, le chiffre tombe mal. Les indemnités de départ de Tom Enders s'élèvent à 36,8 millions d'euros. Dans huit jours, le patron d'Airbus s'envolera avec une retraite confortable, mais controversée. "Il nous a fait travailler plus. Les heures supplémentaires recommencent, on travaille le samedi matin alors qu'on n’embauche pas les intérimaires. Les salaires sont quasiment gelés. Donc de notre point de vue, oui c'est indécent", a réagi Frédéric Roche, délégué syndical CGT Airbus Helicopters.

Carlos Ghosn aussi

Le patronat français avait pourtant mis en place un code de bonne conduite pour éviter ces sommes faramineuses. Il ne s'applique pas à Airbus, société franco-allemande, mais soumis au droit néerlandais. La loi française impose aussi des conditions de performances. L'entreprise réalise des bénéfices, mais l'annonce de la fin de l'A380 met en danger plus de 3 000 postes. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire se dit "opposé aux indemnités excessives", tout en reconnaissant son impuissance. Le cas Enders n'est pas isolé. Michel Combes, patron d'Altice, va toucher 9,4 millions d'euros. Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault, ferait valoir ses droits à la retraite estimés à 765 000 euros par an.

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Tom Enders, PDG d\'Airbus, en avril 2018.
Tom Enders, PDG d'Airbus, en avril 2018. (BRITTA PEDERSEN / DPA-ZENTRALBILD / AFP)