Le téléphone portable n'augmenterait pas le risque de cancer

Une étude danoise publiée vendredi par le "British Medical Journal" va à l'encontre de conclusions précédentes qui évoquent un risque de cancer de cerveau.

Deux hommes téléphonent à Hong Kong le 16 août 2011.
Deux hommes téléphonent à Hong Kong le 16 août 2011. (BOBBY YIP/REUTERS)

Les risques liés à l'utilisation intensive des télépones portables et autres appareils électroniques sont encore mal connus. Une étude publiée par le British Medical Journal, vendredi 21 octobre, pourrait cependant rassurer les fans de high-tech : selon ses auteurs danois, l'usage d'un téléphone portable sur la durée n'augmenterait pas le risque de cancer du cerveau.

Fin mai, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, a estimé que ces appareils était "peut-être cancérogène pour l'homme". Les experts réunis par le Circ ont analysé toutes les études sur le sujet, dont certaines montraient un risque accru de gliome, un cancer du cerveau.

Un  danger égal pour les abonnés et les non-abonnés

L'étude publiée vendredi va à l'encontre de cette conclusion. Conduite sur 18 ans au Danemark par la Société danoise du cancer, elle fait apparaître une absence de lien, même chez les personnes "abonnées", c'est-à-dire les utilisateurs réguliers, depuis plus de 13 ans, et pour tout type de cancer du cerveau.

Chez les 358 403 abonnés à un service de téléphone portable dont l'état de santé a été suivi, ils ont dénombré 10 729 tumeurs du système nerveux central, 5 111 chez des hommes et 5 618 chez des femmes, soit une occurrence aussi élevée que chez les Danois non abonnés auxquels l'étude les a comparés. 

Les chercheurs n'excluent cependant pas qu'une augmentation du risque apparaisse chez les très gros utilisateurs,sur une durée de plus de 15 ans, ce qui pourrait être l'objet de recherches ultérieures.