Près de 900 000 pangolins vendus illégalement dans le monde en vingt ans, selon une ONG

Le petit mammifère, une espèce menacée d'extinction, est le plus braconné au monde, notamment pour ses écailles très utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique. 

Un pangolin dans le désert du Kalahari, en Afrique du Sud, en février 2018. 
Un pangolin dans le désert du Kalahari, en Afrique du Sud, en février 2018.  (SYLVAIN CORDIER / BIOSPHOTO / AFP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Un braconnage massif. Près de 900 000 pangolins, un animal menacé d'extinction, ont été vendus illégalement dans le monde au cours des deux dernières décennies, a indiqué une ONG surveillant les circuits de trafic illégaux d'animaux, jeudi 21 février. 

L'ONG Traffic a estimé à environ 895 000 les pangolins vendus illégalement entre 2000 et 2019 dans le monde. "Il ne passe pas un jour sans que l'on voie une saisie d'animaux sauvages en Asie du Sud-Est et souvent les volumes sont impressionnants", a noté Kanitha Krishnasamy, directrice de l'ONG dans la région. Quelque 96 000 kilos d'écailles ont ainsi été confisqués entre 2017 et 2019, en Malaisie, à Singapour et au Vietnam.

Le petit mammifère est le plus braconné au monde, pour ses écailles qui sont très utilisées dans la médecine traditionnelle asiatique, pour des vertus qui n'ont pas été prouvées, et sa chair appréciée des gourmets.

Son commerce interdit depuis 2016

Le timide animal mangeur de fourmis, qui se roule en boule devant les prédateurs, est présent à l'état sauvage en Asie du Sud-Est et en Afrique tropicale. Elle est d'ailleurs de plus en plus chassé dans cette partie de l'Afrique. En 2016, la Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées d'extinction (Cites) a interdit strictement son commerce.

Malgré cette mesure, le trafic se poursuit. L'ONG a appelé à la mise en place de sanctions plus sévères contre les trafiquants, pour fermer les marchés et les plateformes permettant le commerce en ligne d'animaux sauvages.

Franceinfo est partenaire de la consultation "Agissons ensemble pour l'environnement" avec Make.org. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez proposer vos idées et voter sur celle des autres participants dans le module ci-dessous.