Violences sexuelles : avalanche de témoignages dans les instituts Sciences Po

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Violences sexuelles : avalanche de témoignages dans les instituts Sciences Po
FRANCE 3
Article rédigé par
L.Nahon, C.Gillard, K.Adda Rezig, S.Guillemot, A.Tribouart, P.Lagaune, G.Michel, C.Ravier, E.Foissac, France 3 Midi Pyrénées, E.Noel - France 3
France Télévisions

Les témoignages d’étudiants victimes de viols ou agressions sexuelles se multiplient. L’onde de choc touche notamment plusieurs instituts d’études politiques, à Bordeaux (Gironde), Toulouse (Haute-Garonne) ou encore Grenoble (Isère). 

Depuis plusieurs jours, les témoignages de viols et agression sexuelles se multiplient sur les réseaux sous le hashtag #Scienceporc. Juliette, une étudiante à Sciences Po Toulouse (Haute-Garonne), a été la première à livrer son témoignage sur les réseaux sociaux. "Ce qui m’est arrivé, c’est un étudiant qui faisait partie des bureaux, qui donc me bizutait quand je suis arrivée à Sciences Po, qui m’a violée plusieurs fois dans le cadre de l’intégration", confie-t-elle aux journalistes de France Télévisions, dénonçant le "processus de domination des deuxièmes années envers les premières années".

La justice a ouvert une enquête, et la direction de Sciences Po Toulouse accompagné Juliette et promis des sanctions pour l’agresseur présumé, qui sera "interdit d’accès au bâtiment".

Des victimes "muselées"

Luka, étudiant à Sciences Po Paris, raconte aux équipes de France Télévisions avoir été violé par un ami il y a deux ans. Il dénonce le silence des autres étudiants, auxquels il avait demandé de l’aide. "Personne n’a agi pendant deux mois, (...) et là on se retrouve face à une culture de l’omerta", confie-t-il.

Anna Toumazoff, une activiste qui a lancé dimanche 7 février un appel aux victimes et reçu depuis des centaines de témoignages, dénonce aussi l’immobilisme des dirigeants. "Il y a d’une part des coupables, des violeurs à qui on laisse comprendre qu’ils auront une impunité totale (…) et des victimes muselées", "carrément menacées par les instituts", explique-t-elle. Deux autres enquêtes ont été ouvertes à Grenoble (Isère) et un signalement à la justice été fait par Sciences Po Strasbourg (Bas-Rhin).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.