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Trafic présumé de diplômes:constat d'irrégularités

L'enquête sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois à Toulon démontre de "graves irrégularités"
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Université de Toulon (© France)
L'enquête sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois à Toulon démontre de "graves irrégularités"L'enquête sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois à Toulon démontre de "graves irrégularités"

Les conclusions de cette enquête ont conduit mardi Valérie Pécresse à demander la saisine de la section disciplinaire de l'université Sud Toulon Var.

Elle avait été commandée mi-avril à l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche par la ministre de l'Enseignement supérieur.

Les conclusions du rapport définitif, dévoilées mardi par le ministère, montrent que "la responsabilité du président de l'université est engagée" dans les "irrégularités" relevées. Celles-ci sont qualifiées de "graves" et portent sur "l'application des textes réglementaires régissant la procédure d'admission des étudiants étrangers et de validation de leurs études à l'université Sud Toulon Var", a précisé le ministère.

Dans ces conditions, Mme Pécresse "a demandé au recteur de l'académie de Nice, Christian Nique, de saisir la section disciplinaire du conseil d'administration de l'université". Le rapport va en outre être versé à l'enquête judiciaire en cours. Une information judiciaire avait été ouverte en mars au pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Marseille.

Selon une source proche du dossier interrogée alors par l'AFP, elle faisait suite à une dénonciation sans preuve d'un professeur toulonnais qui affirmait que "plusieurs dizaines" d'étudiants chinois auraient obtenu des licences et des masters contre de l'argent. Dans ce cadre, plusieurs personnes avaient été auditionnées et des perquisitions effectuées dans les locaux de l'université le 9 avril.

Après l'annonce du ministère mardi, le président de l'université de Toulon, Laroussi Oueslati, a réagi dans un communiqué, en se disant "satisfait": "Nous allons enfin pouvoir nous expliquer devant nos pairs" et "nos collègues vont pouvoir apporter une appréciation objective sur cette affaire". Selon lui, "il n'y a pas eu de trafic de diplômes au profit des étudiants chinois". "Des dysfonctionnements ont été seulement constatés dans la procédure de recrutement des étudiants internationaux", a-t-il relevé, sans commenter l'aspect "validation des études" du communiqué du ministère.

M.Oueslati et les trois vice-présidents de l'université de Toulon ont été reçus mardi matin au ministère, mais pas par Mme Pécresse, "pour être informés du contenu du rapport d'enquête", selon le ministère.

Des rumeurs de trafics dans d'autres universités françaises avaient accompagné au printemps les allégations portées à l'encontre de celle de Toulon. Selon Le Monde, il s'agissait de Pau, La Rochelle, Poitiers et d'une 4e université "en région parisienne". Le ministère de l'Enseignement supérieur a assuré qu'il n'y avait "pas d'enquête en cours dans ces universités".

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