Les trois quarts des automobilistes sont opposés à une baisse de la vitesse sur les routes secondaires

La vitesse maximale autorisée sur le réseau secondaires doit passer de 90 km/h à 80 km/h, le 1er juillet.

Un panneau de limite de vitesse sur une route entre Gervans et Tain-l\'Hermitage, dans la Drôme, le 2 juillet 2015.
Un panneau de limite de vitesse sur une route entre Gervans et Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, le 2 juillet 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Les automobilistes français ne sont que 13% à se sentir en sécurité sur les routes secondaires. Il restent toutefois très largement opposés (76%) à l'abaissement de la limitation de vitesse sur ce réseau, selon le baromètre annuel AXA Prévention sur le comportement des Français au volant, publié mardi 10 avril. A partir du 1er juillet, la vitesse maximale autorisée passera de 90 à 80 km/h sur 400 000 km de routes secondaires à double sens sans séparateur central. Ces tronçons ont concentré 55% des accidents mortels en 2016.

Les mauvais comportements des conducteurs pointés du doigt

Selon le sondage d'AXA Prévention, 38% des personnes interrogées se sentent en insécurité sur ce réseau et près de la moitié (49%) sont mitigés. Mais cela est d'abord dû, selon eux,  au mauvais comportement des autres usagers (85%), au manque d'entretien des infrastructures (56%) et à une mauvaise signalisation (23%). Quelque 54% avouent rouler à 100-110 km/h et 15% à 120-130 km/h, au lieu des 90 km/h autorisés actuellement.

Pour plus de la moitié des automobilistes (52%), baisser la limitation de vitesse constitue une taxe déguisée, et 36% jugent cette mesure inutile. "C'est un mal français, un mal profond. La vitesse est la première cause d'accidents mortels. Les Français le savent mais ils ne ralentissent pas, ne respectent pas les limitations", déplore Eric Lemaire, président d'Axa Prévention. Cette enquête Kantar-TNS a été réalisée du 12 au 29 janvier 2018 par internet auprès d'un échantillon national de 1 560 automobilistes représentatifs.