"Aujourd’hui, je suis en pleine forme": Sœur Bernadette Moriau revient à Lourdes sur sa guérison "miraculeuse"

Sœur Bernadette Moriau a souffert pendant 40 ans d'une maladie invalidante - dite maladie de la queue de cheval - qui touche les lombaires. Sa guérison, en 2008, a été reconnue comme "miraculeuse" par l’Eglise en février.

Soeur Bernadette Moriau a partagé avec des dizaines de malades le récit de sa guérison \"miraculeuse\".
Soeur Bernadette Moriau a partagé avec des dizaines de malades le récit de sa guérison "miraculeuse". (PASCAL PAVANI / AFP)

Cette année, les milliers de pèlerins réunis pour le traditionnel pèlerinage de l'assomption ont une raison supplémentaire de faire halte à Lourdes : l'Église a en effet reconnu la guérison "miraculeuse" de Sœur Bernadette Moriau, guérie en 2008 de la maladie invalidante dite "de la queue de cheval", qui touche les lombaires.

"J’avais un corset qui me prenait tout le corps"

Présente à Lourdes mardi 13 août, elle est une "femme ordinaire" qui a vécu une chose "extraordinaire" : "Il y a dix ans, j’avais un corset, qui me prenait tout le corps, témoigne-t-elle. J’avais une attelle, un neurostimulateur, j’étais sous morphine. Aujourd’hui, je suis en pleine forme…"

Cette chose est pour elle et pour l’Église un miracle : après un voyage à Lourdes, Sœur Bernadette était dans sa chambre quand une voix lui dit d’enlever ses appareils. "J’ai pensé à l’Évangile, lorsque Jésus dit au paralytique de se lever, de prendre son grabats et marcher. Et j’ai enlevé l’appareillage : je n’avais plus rien."

Guérison "scientifiquement inexpliquée"

L’Église a mis dix ans avant de reconnaître ce miracle, les médecins demandant d’étudier son dossier. Cinq kilos de documents médicaux pour une conclusion : cette guérison est instantanée, durable dans le temps, et reste inexpliquée. Car seule l’Église utilise le mot "miracle". "Pour un médecin, le chapitre miracle n’existe pas…", explique Alessandro Franciscis, du bureau des constatations médicales, qui lui préfère le terme de guérison "scientifiquement inexpliquée". Ce "miracle" est pour la religieuse un signe du divin. Mais elle reste humblement au service des autres : "J’ai toujours prié pour la guérison des autres, mais jamais pour moi", indique la religieuse.

Sœur Bernadette Moriau revient à Lourdes sur sa guérison "miraculeuse" - reportage Frédéric Bourgade
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