L'un des quatre détenus évadés lors d’un transfert entre le tribunal de Marseille et la prison des Baumettes s'est rendu

Menottés deux par deux, les détenus ont pris la fuite lundi soir lors de leur transfert vers la prison des Baumettes. Ils ont profité d'un arrêt à un feu rouge pour forcer la porte du fourgon. L'un d'entre eux s'est rendu à la police ce mardi 15 octobre.

Vue générale du centre pénitencier \"Les Baumettes\", octobre 2018, à Marseille. 
Vue générale du centre pénitencier "Les Baumettes", octobre 2018, à Marseille.  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

L'un des quatre détenus évadés d'un fourgon de police à Marseille ce lundi soir s'est rendu aujourd'hui, a déclaré le procureur de Marseille, Xavier Tabareux, à l'AFP.

Quatre détenus s'étaient enfuis, lundi 14 octobre dans la soirée, durant leur transfert entre le tribunal de Marseille et la prison des Baumettes, ont appris franceinfo et France Bleu Provence de sources syndicale et policière.

À l'arrivée du fourgon cellulaire aux Baumettes, aux alentours de 19h, les gardiens comptent les détenus et surprise : par rapport à la feuille de sortie, il en manque quatre. 

Les détenus ont forcé la porte du fourgon 

Les autres détenus présents dans le véhicule sont alors auditionnés et expliquent que les quatre fuyards, menottés deux par deux, ont profité d'"un ralentissement, à l'approche des Baumettes pour forcer la porte et partir", explique Catherine Forzi, du syndicat Force ouvrière Pénitentiaire, contactée par franceinfo.

Sachant qu'un fourgon cellulaire c'est tout en ferraille, si les autres se sont mis à faire du bruit et à crier à se moment-là, une porte qu'on force, on ne l'entend pas forcément.Catherine Forzi, du syndicat FO des Baumettesà franceinfo

"Ce sont des petites rues, c'est très facile de se cacher. Et comme personne ne les a vus, ils ont eu le temps", précise Catherine Forzi à France Bleu Provence. 

Auncun classé "détenu particulièrement signalé"

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a précisé que trois policiers se trouvaient à l'avant du fourgon lors du transfert, ajoutant qu'aucun des fuyards n'était classé "détenu particulièrement signalé".

Ces quatre détenus avaient été conduits au tribunal pour être interrogés par les magistrats dans des affaires relevant de la correctionnelle, notamment pour association de malfaiteurs, proxénétisme ou extorsion. Les trois autres hommes sont toujours recherchés. L'IGPN a été saisie lundi 14 octobre au soir par le parquet, a indiqué le procureur de la République de Marseille.