EDF annonce un nouveau retard pour l'EPR de Flamanville, dont le démarrage est repoussé à 2023

"L'estimation du coût à terminaison passe de 12,4 milliards d'euros à 12,7 milliards", a précisé le groupe, qui explique que ce nouveau retard est notamment lié à la pandémie de Covid-19.

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Le site du nouvel EPR de Flamanville, dans la Manche, le 16 août 2019. (LOU BENOIST / AFP)

EDF a annoncé, mercredi 12 janvier, un nouveau retard et des surcoûts supplémentaires pour le réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche). "La date de chargement du combustible est décalée de fin 2022 au second trimestre 2023. L'estimation du coût à terminaison passe de 12,4 milliards d'euros à 12,7 milliards", a précisé le groupe.

En chantier depuis 2007, l'EPR a accumulé les déconvenues, avec dernièrement un important problème sur des soudures. Le nouveau calendrier annoncé mercredi tient compte "de l'état d'avancement des opérations et de la préparation du démarrage dans un contexte industriel rendu plus difficile par la pandémie", explique EDF. Cette annonce intervient alors que le France s'apprête à lancer un nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires.

L'EPR de Flamanville est actuellement le seul construit en France. Trois réacteurs EPR sont déjà entrés en fonctionnement dans le monde : deux en Chine (à Taishan), et un en Finlande. Un incident avait conduit en juillet à l'arrêt de l'un des réacteurs à Taishan. EDF explique mercredi qu'il a subi "un phénomène d'usure mécanique de certains composants d'assemblage" et que cela "ne remet pas en cause le modèle EPR".

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