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Areva préparerait l'envoi de combustible nucléaire MOX vers le Japon

Selon l'ONG Greenpeace, le transport est en préparation dans le port de Cherbourg.

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France Télévisions
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Un container transportant du combustible nucléaire MOX est chargé sur un bateau à Cherbourg (Manche), avant d'être envoyé au Japon, le 8 avril 2010. (JEAN-PAUL BARBIER / AFP)

Le Japon souhaite-t-il relancer ses activités nucléaires civiles ? Areva prépare pour avril un transport de combustible nucléaire MOX (mélange d'uranium et de plutonium) à destination du Japon, ce qui constituerait la première livraison de ce type depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, a affirmé mardi 26 février l'ONG Greenpeace. "Le départ de ce transport très dangereux et controversé est prévu au départ du port de Cherbourg [Manche] dans la première semaine d’avril", a indiqué l'association dans un communiqué. Une date que ne confirme pas Areva.

Au Japon, seuls deux réacteurs sont actuellement en service, à Ohi (ouest du pays). "Le précédent transport de MOX (vers le Japon) avait été décalé en mars 2011" en raison de l'accident de Fukushima, et "depuis, les parties concernées échangent afin de préparer le prochain transport", a indiqué un porte-parole du groupe nucléaire français. Le dernier transport de MOX vers le Japon remonte à avril 2010. Avant l'accident de Fukushima, quatre des 54 réacteurs japonais fonctionnaient avec du MOX, dont un à la centrale de Fukushima, selon des données fournies par Areva en 2011. 

Selon Greenpeace, le transport sera assuré par deux navires de la compagnie PNTL (une filiale d'International Nuclear Services, d'Areva et de compagnies nucléaires japonaises). "Ils sont en cours de préparation dans le port anglais de Barrow-In-Furness et doivent prochainement rallier Cherbourg pour prendre en charge le combustible au plutonium à destination du Japon", indique l'ONG. "Aucun réacteur fonctionnant avec ce combustible MOX n’est censé être remis en marche (au Japon) puisqu’une grande partie d’entre eux sont situés sur des failles sismiques actives", assure encore l'ONG, qui dénonce une "dangereuse et inutile marchandise".

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