Manifestations interdites sur les Champs-Elysées et au Bourget jusqu'au 13 décembre

C'est la préfecture de police qui a pris cette décision interdisant les "manifestations revendicatives". Deux arrêtés ont été publiés ce mercredi. Ils concernent "plusieurs communes avoisinantes du Bourget" et le "secteur des Champs-Elysées, du Grand Palais et de la Concorde".

(Un manifestant place de la République à Paris, dimanche 29 novembre, face aux forces de l'ordre © Maxppp)

Le préfet de police de Paris a tranché, les "manifestations revendicatives sur la voie publique" sont interdites jusqu'au 13 décembre prochain dans deux zones de la région parisienne où des réunions sont prévues dans le cadre de la COP21.

D'abord, dans "plusieurs communes proches du Bourget", où sont accueillies les 150 délégations. Et puis, autour des Champs-Elysées, du Grand Palais à la Concorde, où se tiennent des "évènements officiels". Deux arrêtés ont été publiés ce mardi à la mi-journée.

Une prolongation partielle du dispositif

Après les attentats du 13 novembre et dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations avaient été interdites en Ile-de-France jusqu'au 30 novembre minuit, et dans plusieurs communes françaises. La grande marche prévue le 12 décembre, en clôture de la COP21, avait été annulée par le gouvernement. Par ailleurs, Manuel Valls a déclaré ce mardi, qu'il ne fallait pas "écarter, en fonction de la menace, la possibilité d'une prolongation de l'état d'urgence après le 26 février".

Dimanche 29 novembre, veille du lancement officiel de la COP21, 317 manifestants ont été placés en garde à vue après des échauffourrés place de la République. Neuf d'entre eux risquent des condamnations, car comme le rapelle un communiqué de la préfecture de police de Paris les contrevenants encourent 7.500 euros d'amende et six mois de prison.