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Le défilé du 1er mai pour "rappeler au gouvernement ses engagements"

Le cortège syndical parisien, réunissant plusieurs milliers de personnes à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires est parti en milieu d'après-midi de la place de la Bastille à Paris. Plus tôt dans la matinée, la CFDT, l'UNSA et la CFTC s'étaient elles réunies autour d'un barbecue dans la banlieue de Reims.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

Un défilé traditionnel du 1er mai marqué
cette année par un front syndical divisé sur la question de l'emploi. Au centre
de la discorde : l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu le 11 janvier
dernier entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC.

"Le 1er mai, ce n'est pas qu'à Paris ", a lancé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT à Cormontreuil, près de Reims. Unsa, CFTC etCFDT : trois syndicats "réformistes " comme ils s'appellent eux-mêmes. Ce sont ceux qui ont signé l'accord sur la sécurisation de l'emploi avec le gouvernement. Manière de se différencier encore davantage, ils n'ont pas organisé de défilé mais un rassemblement autour d'un barbecue.

"Nous
n'étions pas d'accord sur le mot d'ordre donc nous n'avons pas manifesté avec
la CGT mais ce n'est pas une faiblesse du syndicalisme
" a tenu à préciser
le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

"Je pense que dans les semaines qui viennent nous aurons des efforts à faire pour pouvoir nous rassembler pour donner de l'espoir aux salariés et enfin accéder au changement dont les salariés ont besoin" (Thierry Lepaon)

Le numéro un de la CGT Thierry
Lepaon a de son côté déploré la division syndicale à l'occasion de la fête du
travail qui était l'occasion selon lui "de dire au patronat et à ce gouvernement
que nous entendons avoir un changement de cap et une autre politique économique
et une autre politique sociale
". "On va
vers une semaine d'action début juin. Il y a un profond
mécontentement, il faut qu'il s'exprime
", a rajouté le tout nouveau
secrétaire général de la CGT.

Christian Mahieux
(Solidaires) a lui affirmé que "c'(était) une manif pour dire que ce n'est
pas possible de continuer comme cela avec la question du licenciement et du
chômage et la destruction du service public
".

  

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