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Refus de prélèvement ADN : cinq militants CGT relaxés

Le parquet avait requis un mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel de Roanne les a relaxés, estimant que le prélèvement ADN qui avait été ordonné n'avait pas lieu d'être - il est réservé aux personnes condamnées.
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Radio France
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  (Maxppp)

Ils sont cinq, quatre hommes et une femme, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers. En novembre 2012, la cour d'appel de Lyon les avait reconnus coupables de dégradations en réunion - des tags inscrits sur un mur en marge de la manifestation contre la réforme des retraites en 2010. En l'occurence, un "casse-toi pov'con". Coupables, mais dispensés de peine.

Tous les cinq avaient tout de même été convoqués pour êre inscrits au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg)... ce qu'ils ont refusé de faire, en mai dernier. D'où ce nouveau procès.

A l'audience, le 5 novembre, le parquet avait réclamé un mois de prison avec sursis.

Finalement, le tribunal correctionnel de Roanne les a relaxés. Il a estimé que ce prélèvement ADN ne concernait que des personnes condamnées, alors que les prévenus avaient été dispensés de peine. La justice ne pouvait donc pas leur reprocher de l'avoir refusé... Qui plus est, le tribunal a jugé que les gardes à vue, qui avaient eu lieu en mai dernier, étaient irrégulières. Bref, que la procédure ne tenait pas vraiment.

"La lutte menée par nos cinq camarades est aussi celle de tous les militants traînés devant les tribunaux" , a réagi à chaud le secrétaire général de l'Union locale CGT du Roannais, devant quelque 300 personnes rassemblées au pied du palais de justice.

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