Neuf militants de Greenpeace condamnés pour une tentative d'intrusion à Cadarache

Ils ont écopé de quatre à dix mois de prison avec sursis et près de 70 000 euros de dommages-intérêts.

Le centre de recherche nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône), le 15 octobre 2009.
Le centre de recherche nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône), le 15 octobre 2009. (GERARD JULIEN / AFP)

Ils avaient tenté de s'introduire fin 2011 sur le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône). Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé, lundi 17 mars, des peines de quatre à dix mois de prison avec sursis et près de 70 000 euros de dommages-intérêts contre neuf militants de Greenpeace.

Ces membres de l'organisation écologiste étaient poursuivis pour "tentative d'introduction non autorisée dans un local ou terrain clos intéressant la défense nationale" et "complicité de dégradations d'un bien appartenant à autrui commises en réunion". Une dixième prévenue, une enseignante au rôle mineur selon l'accusation, s'est vu infliger une amende de 500 euros. 

"Des condamnations lourdes et infondées"

Six membres de cette équipée ont été condamnés à dix mois de prison avec sursis, deux de leurs complices à six mois avec sursis et un dernier à quatre mois avec sursis. Les neuf militants devront également payer solidairement 18 900 euros, correspondant aux frais de réparation de la clôture d'enceinte du site du Commissariat à l'énergie atomique qu'ils avaient découpée, et 50 000 euros de préjudice direct "consécutif à la désorganisation" interne des services après leur action.

"Ce sont des condamnations lourdes et infondées au regard des pièces du dossier. Il n'y a pas de preuve, uniquement des suppositions", a dénoncé Alexandre Faro, avocat des militants, indiquant qu'il allait "probablement" faire appel.