Le Syndicat de la magistrature (gauche) dénonce une "compassion de façade" de Nicolas Sarkozy

A la suite de l'intervention musclée de Nicolas Sarkozy, samedi, devant l'Institut pour la justice (proche de la majorité), le Syndicat de la magistrature (proche de la gauche) a dénoncé, lundi 2 avril, la "compassion de façade" de Nicolas Sarkozy.

Une banderole du Syndicat de la magistrature
Une banderole du Syndicat de la magistrature (JACQUES DEMARTHON / AFP)

A la suite de l'intervention musclée de Nicolas Sarkozy, samedi, devant l'Institut pour la justice (proche de la majorité), le Syndicat de la magistrature (proche de la gauche) a dénoncé, lundi 2 avril, la "compassion de façade" de Nicolas Sarkozy.

Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a dénoncé lundi 2 avril une "compassion de façade" de Nicolas Sarkozy pour les victimes. Ce syndicat s'exprimait en réaction au discours sur la justice prononcé samedi à Paris par le président-candidat.

"Il est temps de rappeler à Nicolas Sarkozy, non seulement qu'il n'a pas le monopole du coeur ni celui du peuple, mais encore que sa compassion de façade ne saurait dissimuler l'échec cuisant de sa politique, dont le seul effet a été de faire reculer l'Etat de droit", déclare le SM dans un communiqué.

"Nicolas Sarkozy a sabré les budgets des associations d'aide aux victimes" et "a passé dix ans à saccager le droit, la justice et la police sans rassurer ni réparer la douleur de quiconque", affirme le syndicat, parlant d'un "candidat cynique qui manipule les sentiments".

Samedi, lors d'un colloque organisé par l'association de défense des droits des victimes Institut pour la Justice, proche de la majorité, M. Sarkozy a réaffirmé vouloir renforcer les sanctions contre les criminels.