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Le groupe Tarnac porte plainte contre la police, un juge enquête

Les personnes mises en examen dans cette affaire accusent la police antiterroriste d'avoir rédigé un PV mensonger pour les mettre en cause.

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Vue de la ferme, à Tarnac (Corrèze), dans laquelle vivaient les personnes mises en examen en novembre 2008 après une série de sabotages sur une ligne TGV. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

Une enquête sur l'enquête. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre pour faux et usage de faux en écriture publique après une plainte du groupe de Tarnac (Corrèze), ont annoncé leurs avocats vendredi 11 novembre. Les personnes mises en examen dans cette affaire accusent la police antiterroriste d'avoir rédigé un PV mensonger pour les mettre en cause.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, des dégradations avaient été commises sur une ligne TGV à Dhuisy (Seine-et-Marne). Arrêtées trois jours plus tard, dix personnes, dont Julien Coupat et sa compagne Yildune Levy, étaient mis en examen dans ce dossier instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Vers une levée des mises en examen ? 

Un PV de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ française faisait état d'une filature de Julien Coupat et Yildune Levy la nuit des faits, PV qui, selon les avocats de ces derniers, est un faux. "C'est ce PV qui a permis les arrestations", explique Jérémie Assous. "Or il est bourré d'invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yildune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là", selon l'avocat qui relève que le faux commis par un dépositaire de l'autorité publique relève de la cour d'assises.

"Cette instruction permettra de faire ce que le juge (parisien Thierry Fragnoli) aurait dû faire: des actes à décharge seront enfin accomplis", selon lui. "Les enquêteurs ne cessent de clamer qu'ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n'y a rien", affirme l'avocat convaincu que l'enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. 

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