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Deux ans de prison avec sursis requis contre Sylvie Andrieux

La députée socialiste Sylvie Andrieux, comparaît depuis le quatre mars à Marseille pour détournement présumé de fonds publics. Le procureur de la République a requis deux ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.
Article rédigé par Caroline Caldier
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Jean-Paul Pelissier Reuters)

Jugée,
aux côtés de 21 autres prévenus, pour avoir détourné environ 740.000 de
subventions de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), dont elle était
vice-présidente en charge de la politique de la ville au moment des faits, Sylvie Andrieux risquait 10 ans de
prison et 150.000 euros d'amende. Le procureur a finalement requis deux ans de
prison avec sursis et 50.000 euros d'amende.

Un but de "clientélisme électoral" (procureur)

"Mme Andrieux,
en tant que dépositaire de l'autorité publique, a endossé le rôle d'ordonnateur
des dépenses
" du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont elle
était vice-présidente au moment des faits, entre 2005 et 2008, dans un but de
"clientélisme électoral ", a affirmé le procureur, Jean-Luc Blachon,
dans son réquisitoire.

Les faits qui lui sont
reprochés se seraient produits entre 2005 et 2008, au profit d'associations fictives
des quartiers Nord de Marseille, où elle est élue, sur fond de visées électoralistes.
Pendant son procès la députée socialiste a défendu avec vigueur sa
"probité"
, niant avoir été informée des agissements de son ancien
bras droit, Rolland Balalas.

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