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Affaire Tapie : le PDG de France Télécom dément être mis en cause par la Cour de discipline budgétaire

Stéphane Richard était directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsque l'arbitrage a été choisi pour régler le contentieux Tapie-Crédit Lyonnais.

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France Télévisions
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Stéphane Richard, PDG de France Télécom, présente les résultats de son groupe, à Paris, le 20 février 2013. (ERIC PIERMONT / AFP)

Dans l'enquête sur l'affaire Tapie-LagardeLe Monde affirme, jeudi 25 avril, que la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), chargée de mener des investigations concernant l'arbitrage de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais, a mis en cause Stéphane Richard. L'actuel PDG de France Télécom était au moment des faits directeur de cabinet de la ministre des Finances de l'époque, Christine Lagarde. Mais l'intéressé a aussitôt "contesté formellement avoir été mis en cause par la Cour de discipline budgétaire et financière", par la voix de son avocat.

Quel rôle joue-t-il dans cette affaire ?

En 2007, Stéphane Richard est directeur de cabinet de Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, lorsqu'elle choisit de recourir à un tribunal arbitral. Cette instance privée a pour mission de trancher le contentieux opposant Bernard Tapie à l'Etat sur la revente litigieuse d'Adidas par le Crédit Lyonnais, en 1993. Au terme de cette procédure, l'homme d'affaires avait touché plus de 400 millions d'euros.

Ce n'est pas la première fois que le nom de Stéphane Richard apparaît dans cette affaire. Son domicile parisien a été perquisitionné au mois de janvier, en même temps que celui de Bernard Tapie, a révélé Le MondeDans cette affaire, ChristineLagarde est visée par une enquête portant sur des chefs de "complicité de faux" et de "complicité de détournement de fonds publics" depuis l'été 2011. 

A-t-il été contacté par la CDBF ?

La Cour de discipline budgétaire et financière, l'organe de poursuite de la Cour des comptes, a bien envoyé des courriers à Stéphane Richard. Selon son avocat, "Stéphane Richard a reçu le 8 avril dernier du ministère public près la CDBF deux courriers auxquels étaient joints deux réquisitoires datés du 25 mai 2011 (...), explique l'avocat. Mais Stéphane Richard n'est à aucun moment visé par ces deux réquisitoires et aucun des faits qu'ils relèvent ne lui est imputé à faute."

L'avocat précise : "Les courriers précités mentionnent simplement que le rapporteur en charge de ces dossiers à la CDBF se propose de l'entendre sur ces faits. Mais à ce jour, il n'a reçu aucune convocation".

Comment réagit Stéphane Richard ?

Interrogé mercredi sur BFM Business, le PDG de France Télécom a déclaré "ne pas redouter" les développements de l'enquête car il ne s'est "pas enrichi dans cette affaire""Je n'ai fait que mon job. J'étais directeur de cabinet. Ce n'est pas moi qui ai pris la responsabilité politique de cette décision [recourir à un arbitrage]. Ceux qui l'ont fait, d'ailleurs, l'assument parfaitement."

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