Affaire McKinsey : le siège français du cabinet de conseil perquisitionné pour des soupçons de fraude fiscale

Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale" en mars. Selon un rapport du Sénat, le cabinet de conseil n'a payé aucun impôt sur les sociétés depuis "au moins dix ans".

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Une plaque du cabinet de conseil McKinsey, à Genève, le 12 avril 2022. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Une perquisition est en cours, mardi 24 mai, au siège français de McKinsey, avenue des Champs-Elysées à Paris. Des policiers fouillent le siège du cabinet de conseil dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale", selon le Parquet national financier.Celui-ci avait ouvert une enquête le 31 mars, après la commission d'enquête du Sénat sur l'influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques. Les entités françaises du cabinet McKinsey sont soupçonnées d'avoir créé un montage fiscal qui leur a permis de ne verser aucun impôt sur les sociétés entre 2011 et 2020.

McKinsey assure avoir fourni "les informations requises"

Le cabinet McKinsey assurait, dans un texte publié le 6 avril, se tenir "à la disposition des administrations et autorités compétentes". Le groupe s'étonnait cependant de la "focalisation" sur son cas. Confirmant la perquisition, McKinsey déclare mardi que "l'ensemble des informations requises ont été fournies". La société "réaffirme que le cabinet respecte les règles fiscales et sociales françaises qui lui sont applicables".

L'opposition avait réclamé de manière répétée l'ouverture d'une enquête sur ce qu'elle considère comme du favoritisme dont la majorité macroniste ferait preuve au profit de ce cabinet de conseil. Alors candidat, Emmanuel Macron avait estimé notamment que le non-paiement de l'impôt sur les sociétés par McKinsey s'expliquait par les règles fiscales en vigueur. "S'il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal", avait-il rétorqué le 27 mars à ceux qui lui reprochaient ces nombreux contrats.

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