Self-défense : quand les femmes pratiquent le krav-maga

Les députés ont donné cette semaine leur premier feu vert à la mise en place d'un bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents. Une violence à laquelle les femmes peuvent être confrontées dans la vie privée mais également dans la rue, ce qui pousse certaines d'entre elles à ouvrir les portes des salles de combat.

France 2

Carole Ursella a découvert le krav-maga, il y a dix ans. Elle voulait relever la tête et retrouver confiance après plusieurs années de violences conjugales. Elle est aujourd'hui ceinture noire et enseignante. Elle voit arriver de plus en plus de femmes dans sa salle de sport. Cet art de l'auto-défense, Carole Ursella et un groupe de champions français vont depuis trois ans l'enseigner en Inde. Dans ce pays, un viol est commis toutes les vingt minutes. 95% des victimes ont moins de 20 ans.

Carole enseigne le krav-maga aux jeunes indiennes

"Tu sens qu'elles sont concernées, qu'elles ont eu des problèmes. Elles veulent vraiment apprendre", précise l'enseignante. La plupart des agressions ont lieu dans la rue et dans les transports publics. "Dans le bus ou dans la rue, c'est pareil, on nous fait des réflexions. S'il n'y a pas de places assises et que l'on est très serrés, on subit des attouchements. Cela arrive à tout le monde, pas qu'à moi", déplore Kovitha, élève de krav-maga. Aujourd'hui, grâce au krav-maga, Kovitha n'a plus peur de traverser la ville en bus.

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Des pratiquants de Krav-Maga à Paris, le 14 mars 2013
Des pratiquants de Krav-Maga à Paris, le 14 mars 2013 (MIGUEL MEDINA / AFP)