Affaire Vincent Lambert : Agnès Buzyn invite les Français à rédiger leurs "directives anticipées"

Ces dernières volontés en matière de soins médicaux, une fois rédigées et signées, s'imposent aux équipes médicales. 

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors des questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale, le 20 mars 2019.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 20 mars 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

La ministre de la Santé a invité les Français à faire connaître leurs directives anticipées, c'est-à-dire leurs dernières volontés en matière de traitements médicaux. Agnès Buzyn a évoqué le cas de Vincent Lambert, patient en état végétatif au cœur d'une bataille judiciaire sur la fin de vie, lors des questions au gouvernement, mardi 21 mai, à l'Assemblée nationale. "Pour que cette situation ne se reproduise pas, nous devons tous remplir nos directives anticipées", a-t-elle lancé.

>> Comment rédiger vos directives anticipées pour faire connaître vos dernières volontés médicales ?

Prévu dans le cadre de la loi Leonetti de 2005 et confirmé dans la loi Claeys-Leonetti de 2016, le dispositif dit de "directives anticipées" permet à toute personne majeure de faire une déclaration écrite, afin de préciser ses souhaits concernant sa fin de vie. Ce document, daté et signé, doit permettre aux médecins le moment venu de prendre leurs décisions sur les soins à donner si la personne ne peut plus exprimer ses volontés.

Les "directives anticipées" s'imposent aux équipes médicales. Les médecins peuvent seulement y déroger "en cas d'urgence vitale le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation" ou lorsque ces dernières volontés apparaissent "manifestement inappropriées ou non conforme à la situation médicale". Selon le président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), seuls 13% des Français ont déjà rédigé ces consignes.