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Taxer les hôtels de luxe pour assurer la survie des colonies de vacances ?

L'heure de gloire des colonies de vacances semble bien loin. Alors qu'elles étaient prises d'assaut entre les années 60 et 90, les "colos" sont de moins en mois fréquentées. Ce jeudi, un rapport parlementaire propose de les relancer en instaurant une taxe sur l'hôtellerie de luxe.
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Darel Szuster Maxppp)

Les colonies de vacances connaissent depuis quelques années
une baisse de fréquentation. Après avoir été extrêmement prisées entre 1960 et
1990, elles ne semblent plus au goût des familles françaises. Afin de relancer
la fréquentation des "colos", un groupe de députés de toutes tendances
politiques, propose de créer un fonds national financé par l'hôtellerie de
luxe.

Baisse de fréquentation

Le secteur des vacances n'échappe pas à la crise. Sur les 20
dernières années, la fréquentation des colonies par les 5-19 a été divisée par
deux. Aujourd'hui, trois millions d'enfants ne partent pas en vacances en France.
Le nombre de lieux d'accueil diminue lui aussi d'année en année.

Des colos trop chères

S l'état des centres d'accueil des colonies se dégrade avec le temps, la principale cause de cette baisse de fréquentation est bien le prix. Selon Michel Ménard, député
socialiste de Loire-Atlantique, "les séjours coûtent beaucoup trop chers
pour les familles
". En effet, les classes moyennes, qui constituaient
la majeure partie des enfants envoyés en colonie, disposent en moyenne pour les
vacances de 500 euros par semaine et par enfant. Un budget insuffisant pour envoyer leurs enfants en colonie.

"Il faut trouver des moyens
de limiter les coûts de séjour et d'attribuer des aides pour les départs en vacances"
(Michel Ménard)

Pour le député de Loire-Atlantique, la solution est évidente :
"créer une taxe sur l'hôtellerie de luxe permettrait de faire partir des
centaines de milliers d'enfants en vacances
".

Prendre aux riches pour donner aux pauvres ?

Didier Chenais, le président d'un des principaux syndicats d'hôteliers,
juge cette proposition injuste. Il explique qu'"en l'espace de même pas trois
ans, l'hôtellerie française voit son taux de TVA doublé
". Pour lui, "toute
taxe nouvelle me pourrait que faire empirer la situation
" de l'hotellerie française,
elle aussi frappée par la crise.

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