Diminution des contrats aidés : une municipalité du Calvados décide de reporter la rentrée scolaire

La mairie de Valorbiquet (Calvados) a décidé de reporter sa rentrée scolaire d’une semaine. La diminution des emplois en contrats aidés ne lui permet pas d’assurer l'encadrement des élèves. Il s'agit de la première commune à prendre une telle initiative en métropole. 

Des élèves d\'école primaire lors de la rentrée 2015, à Marseille. (Photo d\'illustration)
Des élèves d'école primaire lors de la rentrée 2015, à Marseille. (Photo d'illustration) (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Le conseil municipal de Valorbiquet (Calvados) a voté, jeudi 17 août, le report d'une semaine de la rentrée scolaire prévue le 4 septembre, en raison de la diminution des emplois aidés, rapporte lundi France Bleu Normandie. Il s'agit de la première commune à prendre cette initiative en métropole. Cette décision, qui concerne 230 élèves, a été prise en concertation avec les directeurs des trois écoles de la commune et les délégués de parents d'élèves.

La maire "en colère"

"Je suis en colère parce que je peux comprendre qu'on veuille changer les règles du jeu, sauf qu'une telle brutalité dans les changements de méthode en plein été, ça nous empêche, nous, de travailler correctement, et ça met même la commune dans l'illégalité : un seul encadrant pour une soixantaine d'enfants, je ne veux pas prendre la responsabilité de mettre les enfants en danger", explique la maire de Valorbiquet, Christelle Bacq-de-Paepe.

"J'espère sincèrement que la ministre du Travail va prendre la mesure de l'enjeu que cette diminution drastique des contrats aidés peut avoir. Peut-être qu'elle va se dire : 'Finalement, il faut, au moins pour les collectivités locales, et, au moins jusqu'à la fin de l'année, que tous les engagements qui ont été pris soient honorés'", ajoute l'élue.

"Dans le flou total"

"Aujourd'hui, je suis dans le flou total et je me rends bien compte que c'est une vraie difficulté également pour les parents d'élèves qui doivent faire garder leurs enfants au pied levé, qui ont une semaine pour se retourner et trouver comment faire garder leurs enfants", souligne Christelle Bacq-de-Paepe, elle-même mère de deux enfants. "On n'est pas loin de Lisieux, donc on peut toujours espérer un miracle", poursuit la maire.

"Je ne veux pas prendre la responsabilité de mettre les enfants en danger", Christelle Bacq-de-Paepe, la maire de Valorbiquet
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